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Blog EntryUne surprise offerte par Bambou et PelfJun 8, '08 6:14 AM
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http://bambou427.vox.com/library/post/je-veux-bien-%C3%AAtre-po%C3%A8teali%C3%A8nor-pelf.html?_c=epm1#com...

et aussi
http://bambou427.vox.com/

et aussi

http://poesie.niceboards.net/

et aussi

http://pelf.vox.com/

Bambou et Pelf

Je suis très touchée.Vous ne mesurez sans doute pas à quel point cela peut me toucher.Et combien tout cela vient à point nommé.
J'apprécie beaucoup votre geste, votre complicité Bambou et pelf.
Et je suis touchée aussi par les références de poètes que vous avez choisies.
Merci pour la mise en voix et pour la mise en images.
Vous êtes adorables.Je vous embrasse.Aliénor

Blog Entrycimetière marin: d'après une photo de SergioMay 29, '08 3:18 PM
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http://virtualvision.vox.com/library/post/cimeti%C3%A8re-marin.html



Le bateau abandonné


Il parle aux arbres ,Il parle au ciel

Il soliloque et ventriloque pastel

Pour échapper au temps

Qui le grignote, qui lui porte l’estoc

Là sous la mousse et les années.

Dis-moi bateau as-tu toujours été

Aussi solitaire dans ton destin croisé

Avec les hommes qui t’ont abandonné ?

N’as-tu pas glissé d’eau vive en reflet

Et ton bois vivant fait crisser ?

N’as-tu pas tremblé sous l’orage

Et fait front à la subite ondée ?

Tu vas de port en port fantôme

Et par les nuits sombres sans lune

Tu voyages simplement en pensée

Là où le vent pourrait pourtant t’emmener.

Au cimetière un jour tu pourrais t’engoncer

Laissant la lumière tes traces effacer.

Barque moussue, barque pansue

D’abandon repue, tu sculptes la mémoire

Et sur l’ourlet de ta verdure sangsue

Tu poses l’empreinte d’une seconde vie illusoire

Comme celle que l’on trouve au fond des grimoires.

Aliénor

...................................................................................

Une dernière fois….

Frotter ma joue au rugueux de la pierre,
Grincer des haubans comme on grince des dents,
Respirer à pleines voiles les odeurs de la terre,
Moi qui étais si fier de ne pas là voir souvent…

Incliner mon front que la vague embrasse,
Ruisseler de larmes en accusant l’embrun,
Des terres lointaines, les images s’amassent,
Il était des plages blondes, des horizons bruns…

Ah ! courir encore les champs de vagues turquoises,
Me souvenir du temps où jeune destrier,
Je caressais l’écume de la mer d’Iroise,
En rêvant secrètement des lointains cocotiers…..

J’incline aujourd’hui mon pont de planches délavées…
Lié à un quai comme un chien abandonné…
Pourtant…dites moi…Je vous ai fait rêver…
Ma vie de bateau je vous l’ai donnée.

Daniel 52

………………………………………………………………………………..

Le Bateau ivre d'abandon
S'est couché sur le flanc
Et son habit de bois
est tombé en pâmoison.
Peu à peu son squelette
S'est décharné comme un poisson
Il n'est resté que ses arêtes
Le long de sa non flottaison..
Ses lignes d'enfer écartelées
sous le courant passant,
Le Bateau ivre d'abandon
Ne savait s'il devait se fondre au rivage
Ou s'arrimer aux gouttes de trépas.
Il a fini par s'écouler en lambeaux
S'effaçant pour ne laisser
Que la verte peau de l'eau.

 

Aliénor


Blog EntryEVASION /ROMMay 24, '08 11:00 AM
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Evasion

 

L’encre de tes mots

Coule dans tes veines

Et lorsque tu saignes   

Un poème jaillit

En bleu d’outremer

Ou pluie anthracite

Les lettres se forment

Jetées à l’eau vive

Au creux de la vague

Une île se dessine

Accalmie légère

Sur un monde lourd

Petite évasion 

Fuit déjà au loin

La mer bombe le torse

Le ciel lui fait front…

Rom

……………………………………………………………………….

Jeter l’encre des  maux

Ou dessiner les mots au pinceau

Et suivre des yeux leurs  ruisseaux

Qui vont à tâtons, qui vont à la mer.

La barque est légère, les herbes se penchent

Pour ne pas rider l’onde,

Pour rêver l’instinct.

Et parfois, lorsque l’évasion

Fait à nos jours le ciel clair

C’est tout  au fond de tes yeux

Que je trouve les pépites

Sur lesquelles m’appuyer

Pour passer à gué.

Et lorsque de mot en mot

J’arrive à la plage

Je regarde encore

Les destins croisés

De tous les chemins de sable.

Alors ça sent bon le vent

Et les lèvres ouvertes.

L’œil de la marée

A rejoint l’horizon

De toutes les lettres

Jetées à la mer

Dans de si belles bouteilles.

Et je flotte, je flotte

Comme une peine légère

S’efface sous la caresse

De nos demains.

Aliénor


Blog Entryle 4 mars 2005May 24, '08 4:26 AM
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J'ai enfin osé dire à mots couverts certains mots à ma mère. Et je crois que ce jour-là, elle a découvert que je pouvais écrire.
Même si je l'ai fait maladroitement, avec beaucoup de retenue car il faut parfois savoir lire entre les lignes la pudeur, les non dits, l'attachement aussi.
Ce matin, je viens de retrouver ce texte.
Je pense qu'il a toute sa place ici, en cette veille de la fête des mères.
Elle est toujours la fée des fleurs, même si ses jambes la portent moins. Et demain je lui offrirai des graines de lin et de phacélie parce qu'elle aime le bleu comme moi, du basilic et son parfum et un kalanchoé et une parcelle de mon coeur, comme quand j'était enfant.
Je pense à tous ceux qui ont encore leur maman, à ceux qui l'ont perdue, notamment ces deux petits de 2 et 4 ans et à ceux qui ne l'ont jamais rencontrée parce qu'elle s'est refusée à eux et surtout à ce petit être adorable qui vient, il y a quelques mois de trouver une maman.
Et je souhaite à tous de trouver dans la vie une maman de coeur, qu'elle soit grand-maman, ou amie de coeur ou maman de coeur.
Bien à vous.

A la fée des fleurs…
La dame aux doigts verts
Si verts !
Pour ton bonheur,
Les fleurs , sans hésitation
Pousseraient même
Les racines à l’envers !
La nature est un livre ouvert :
Des nuages tu connais les secrets
Dans le sable tu lis les empreintes
Des animaux, des hommes.
Tu vois tout ! tu entends tout !
Et le reste tu le devines.
Tu as souvent la douceur
Des fleurs d’artichaut
Mais le cœur tendre
Tu ne liras jamais ces mots.
Ils ne franchiront pas ma gorge
Prisonniers des non dits.
Tu gardes la vivacité
malgré les années passées.
Aujourd’hui ….tu as 80 ans
Et tu es…
Ma maman !

Aliénor le 4 mars 2005.

ce jour-là un grand pas fut franchi. Peut-être parce qu'il ne faut pas qu'il soit trop tard. Je venais de le comprendre alors que mon père allait décéder deux mois après.Depuis, elle a encadré ce poème....


Bonne fête à toutes les mamans..




Blog EntryMarvineMay 10, '08 4:08 PM
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Marvine , allons voir
Si les roses et les coquelicots
Ont dessiné leurs pétales de soie
Et peaufiné à l’aube leur éclat.

Dans le jardin nonCHATlamment
Tu sembles déambuler d’un air absent
Et s’il s’envole vers sa quête
Le merle te guette ,toi et l’impatience
Qui ondule sur les poils de ton dos.

Les roses et leurs froufrous de lumière
S’offrent au regard de mai soudain émerveillé
Lorsque le jour promène au gré de ses envies
Le faisceau de ses heures sur leur discrète robe pâle
Et puis soudain fait chanter leurs couleurs les plus affirmées.

Quant aux fidèles mais rebelles coquelicots,
Chaque année en ramène des nouveaux,
Bien loin de l’endroit où on les attendait.
Rouges, ardents, fragiles et bien cachés
Ou plus foncés et lascivement épanouis
Sur leurs frêles tiges haut dressés,
Ils clignent du cœur et chuchotent au vent,
Ploient et chavirent sous les fébriles bourdons.
Adieu pétales! un coup de vent
Et des larmes de sang s’effacent
Laissant leur cœur à nu ; mais rien n’est perdu…
Demain dès l’aube, nous irons au jardin…

Aliénor

Le bourdon s’envole vers ailleurs
Continuer sa tâche, sa mission
Pour que les jardins continuent
De pouvoir pousser à foison

Mais des oreilles pointent déjà
Cachées derrière les buissons
Marvine et ses yeux grands et verts
Traversent l’air sans un bruit

En un bourdonnement apeuré
L’insecte tente de s’enfuir
Mais griffes et crocs acérés
Ont eu raison de ses efforts

Le vent roule le petit corps
Dont le pollen en boule d’or
S’envole  en étoile de jour
Illuminant tout ce décor

La nature reprend sa pause
Plus rien ne bouge dans la brise
La chaleur dorlote le chat
Qui se fait dorer au soleil

D’un après midi au jardin….

Rom

Et fière de son ombre,
repue ,bercée par l'accent trilleur
des proies en duvet,
le bec grand ouvert
mais dans leurs nids perchés,
la chatte sourit dans ses rêves.
Des bulles de plumes
se forment en creux
de ses yeux mi clos
des frissons caressent
son ventre tiède.
En avant, en arrière,
Griffes dehors, griffes rentrées
la minette s'abandonne
après toilette
de ses oreilles si précieuses.
On dirait un faune abandonné
auprès d'un zoo si familier
cherchant la caresse
du vent et du passant.
Moi fauve aux élans cruels,
Penserez-vous!
Je suis si douce
dans l'herbe je me prélasse :
l'air innocent
je me tourne et me retourne
ma mémoire a déjà oublié
la vie que j'ai chahutée.
Aliénor

Mais que se passe-t-il
Quelque chose m’envole
Couché toujours je suis
Mais à douze pieds du sol !

Je cesse mes ronrons
Laissant place à l’effroi
Ma joie file d’ans l’air
C’est moi qui suis la proie

Mais comment se peut-il
Qu’une envergure pareille
Délimite les traits
De cet insecte ailé

Ses mandibules vertes
Viennent clamer la vengeance
Je n’aurais dû peut être
Pourfendre ce bourdon

Combien de vie déjà
Ai-je donc utilisées
Je décompte de neuf
Sans en avoir le temps

Je sens soudain sur moi
Une pression sur mes côtes
J’ouvre mes grands yeux verts…
- " allez Marvine, on rentre ! "

Rom

Et me voilà à moitié estourbie
sur les carreaux le nez rasé
par la porte durement claquée.
Mes moustaches frémissent;
Oreilles tout en arrière,
un air de fouine
et voilà la voix qui sermonne:
"Les bourdons; c'est doux ronron
Les lézards,ça frétille,c'est bizarre
Mais laisse-les se faufiler.
Les oisillons, c'est tendre et tout bon
Mais dans ta gamelle y' a du ronron.
Si tu continues, tu seras chat puni
Chat cagibi
Et plus de frisKie! C'est compris!"

Alors sans plus attendre la prochaine déverse
je file sous le lit
là au moins
sans bruit
je souris!

Sont drôles ces humains!
nous préfèreraient immobiles comme un sphinx!

Aliénor

 



Blog EntryPrésence/ Bon anniversaire ceriseApr 30, '08 2:20 AM
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PRESENCE

Au bras des vieilles branches moussues,

Les pâles boutons  à peine colorés

Ont esquissé un pas de danse,

Une envolée vers le ciel immense.

Puis les fleurs, délicatement,

Se sont éveillées, étirées, défroissées,

Pour nous offrir la sensuelle turbulence

De leurs tendres pétales en émoi , atout vent.

Branches, feuilles tantôt ombrées, tantôt lumière

Et fleurs en timides accords,

Sont venues saluer sur la partition du temps,

L’éclat naissant du printemps.
Aliénor

Blog Entryà Sergio! au printemps!Apr 24, '08 4:31 AM
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Prunelier,

 

tu habilles  tes  noires épines
de reflets dégoulinants  de pluie,
 et de larmes de belles endimanchées.
De ton coeur  à lanternes rouges
Tu rends  nos doigts aventureux
Et tu dessines alors sur eux
des pétales couleur  coquelicot.
Mais il est vrai que nos yeux
Seuls, peuvent s'enhardir
et déshabiller tes transparences
pour préserver tes  désirs de prunelles.
Il nous faut bien, de guerre lasse,
Aux oiseaux abandonner  la liqueur
Qui sur leur bec fera perle
et ne garder trace  que du parfum
Signe d'un printemps naissant,
Dès février, au bord de l'estuaire.
Toutes fleurs avant gardiennes
Des saisons habillées de soie verte,
Je vous aime, voguant de prunus à prunelier.
Je vous tendresse et par-dessus vent,
vous lance de fragiles baisers
à la simple nouvelle de votre grâce.

Aliénor


Blog Entryla grotteApr 4, '08 5:43 PM
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bison de la grotte de Niaux

La grotte perdue

à l'abri de la vie
à l'abri du ciel
 elle a enfermé la flamme
dans le sanctuaire
autour du foyer.
Des langues, lueurs
de vérité
caressent de leurs doigts
les parois gouttelées,
dentelées de mains dressées.

La grotte
Cocon d'humanité
recroquevillée
abritée
cotonnée
vrillée
au passé.

 la grotte  retrouvée

Vêtue de nudité originelle, je remonte à la source

D’une naissance qui se voudrait pure innocence .

Soudain, j’étreins le vide, j’appréhende le froid,

Je suis le regard et  la flamme

Celle qui vacille ,s’essouffle ,lutte d’instinct

Et imprime  sur le livre , véritable grimoire

Les doigts de la main et l’animalité en cernes ,

Seuls témoins d’un temps voué à la pierre.

J’habite au royaume des ombres mouvantes

Dans le cœur du foyer qu’épouse la ligne du sol

L’esprit  ainsi vagabonde ,se pose  en creux

Et se nourrit sur la portée des rêves intérieurs,

Au  son des  perles d’eau précieuses

Glissant une à une des  voûtes  transcrivant le monde.

Où êtes-vous compagnons de dure existence ?

Pures intelligences de nature tendues vers la survie

Dans le feu des entrailles souvent vous entriez  en transe

Et vous apprivoisiez jadis les ténèbres et la terre.

Maintenant, seules les parois gardent

La trace fragile de vos chants de vie et de mort.

Je vous connais, je vous silence, je vous habite.

Six pieds sous la lumière vibrent encore vos élans.

La glaise fait empreinte et nous fascine,

Mais la grotte , sans cesse, se replie sur elle-même

…Et garde à jamais  ses mystères.

Aliénor

Une rencontre; des textes, une voix, musique et la magie opére.
écoutez le timbre, savourez la diction au fil de l'eau.

http://pelf.vox.com/
l enfant du bord de la rivière texte d alienor   

Blog EntryLa belle endormie Pierre BrunFeb 6, '08 5:03 PM
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La belle endormie
lovée en arc de terre
a laissé son coeur glisser
dans une marée de soie
et de pure harmonie.

Qu'importe l'hiver
Et ses morsures
Les voiles entre corps et âme
et les mains aux reflets d'or
attisent encore les rondeurs.

La belle endormie
laisse sur la page
Le sillage d'une lettre de chair
qui s'efface peu à peu
dans le brouillard
De ses paupières d'ange.
Aliénor
http://expo.artactif.com/brun/
Merci Apolline de m'avoir fait découvrir cette belle endormie.
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Sculpture de mots

 

Une feuille parfaite

Tel un tapis de neige

La plume d’une aile d’ange

 

L’encre bleue d’un navire

Qui sillonne mon cœur

Et qui porte ton nom

 

Les mots les plus subtils

Que mes pensées chuchotent

Quand elles rêvent de toi

 

Je te sculpte un poème

Rom



Blog EntryecumeFeb 3, '08 3:26 PM
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"j'avais le temps dans mon cartable
comme une poire pour la faim ,
parfois , les cerises jouaient à la marelle
avec mes pieds en fleurs
mes regards d'oiseaux trillaient
la petite aux yeux de vagues blondes
l'écolière
la buissonnière
m'ignorait , mais ,
j'aimais ses joues en mie de pain
j'avais ses mains pour rivage ignoré
à chacun son papillon ignorant

le froid me tissait des gants noirs
parfois avec un gout de giffle
une gare enfumée
avec ses corbeaux pour sifflet de fin du jour
le ciel laiteux
une Edith Paf dans l'oreille
et piaf des ruelles
j'explorais les poubelles
comme si dedans
il y avait des poupées en sucre d'orge
et de vain , d'un os de poulet
je dressais un mat de navire
corsaire à mes sens malmenés
caniveau , d'un port où je m'embarquerai pour toujours
oublié des gifles de l'enfance
de leurs griffes ..................... /
à suivre , ?
ecume le 03/02/2008
...............................................................................................
et me voilà à lire et relire
les parfums de cerise où je me prends les pieds
les couleurs du jus étalé sur mes doigts
que je lèche goulument
avant qu'il ne descende aux poignets.
Les cerises, il faut aller les chercher
Dans le soleil
et sur les branches mouvantes
quand le vent aboie et retrousse leurs jupons.
Il faut les presser contre son coeur
et leur ôter les mots de tendre douceur.
Parfois ne reste que le noyau,
l'amère brisure sur les dents
Mais parfois viennent des refrains
des flûtes de cerises
ou d'âpres merises
Des prunelles sombres
à dénicher les plumes
à ébrouer les becs
sur le bord de la chair
quand incertain, le jour s'achève
sur de faux airs de faux vols
et de sifflets
on ne trompe que le miroir
pas les rides de l'avant.

Je n'écris pas , je laisse aller le flot
la plume trempée au jus
de cerise ou de bigarreau
Essuyez la buée
ou la rosée
La vesprée s'avance
à dos de lèvres gourmandes.....
Aliénor
le même jour, quelques minutes après....

Blog EntryPalette de cielJan 31, '08 10:44 AM
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L'hiver a pris dans ses filets de chasseur
Le ciel de mûre et d'orange sanguine:
Un écrasé de velours et de tant d'ardeurs
Glissé aux bras des cormiers et des grappes d'oiseleurs.
Une cavalcade de nuages danse la biguine
s'étend sur le jeté des branches, lorsque la forêt soulève ses clameurs.
Des bras de ruisseau en chemise transparente
S'arrêtent, pour écouter le coeur palpitant de l'onde,
Et soudain, une nuée d'oiseaux, si haut, si haut,
Qu'on dirait des  somnambules,
Des virgules accrochées  aux éclaboussures,
Comme des soubresauts de la nuit rebelle,
Aux premières  heures du jour ,
à l'hiver, jetées en pâture.

Aliénor

......................................................

Les branches immobiles

Les arbres cessent de danser

Une sombre avancée

Se dirige d’un pas sûr

Vers ce bois de silence

Qui a figé le temps



Une envolée magique

D’une innocence pure

S’élève vers l’inconscience

Et le soleil se cache

Derrière un ciel qui pleut

De n’avoir rien pu faire…



Rom

.........................................................................

Silence
si...si...
Si le temps s'arrêtait
sur le bois
Sur le danger
Si le temps
prenait dans son filet
Les silhouettes figées
Dans leur beauté dépouillée.

SI...
Si le temps
en sombre danse
prenait sous son aile
les rêves d'innocence
le silence dessiné
le voile de soleil
pudiquement posé
sur le ciel immobilisé.

Aliénor

...................................................................

Mais…

Mais les gouttes de pluie

Dessinent des reflets

Sur l’innocence inerte

Allongée sur le sol

D’où s’échappe la conscience

En rouge ruisselant



Et…

Et la forêt reprend

Sa danse, feuilles contre vents

Le soleil sèche les pluies

D’un ciel, bleu à l’âme

Une vie de silence

Pour une minute de gloire…

Rom

......................................................

Le silence invente son chant
Et fait briller le violon de la pierre
Au coeur de l'immobilité.
Mais le gel et le rire
Ont eu raison de l'inerte
et les sons profonds ont réveillé
La partition des mots et les papillons.
Les lettres de chair et de particules
Glissent dans les canons de l'absence
où les pensées roulent catapultées.
Et sur la trame de l'arc-en-l'âme
Où les notes lissent leur grain et leurs trilles
Les paupières des anges et forêts
Voilent la face
De leurs corps de silence.

Aliénor




Blog EntryCeux qu'on aime quittent la TerreJan 15, '08 12:22 PM
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Comme dans les dessins de Folon
Ceux qu'on aimait quittent la Terre
Le corps lourd et l'âme légère
Un peu plus graves à l'horizon

Dans leur pardessus de béton
Ceux qu'on aimait nagent en silence
Dans le temps sage de l'absence
Comme dans les dessins de Folon

On pourrait presque les toucher
De l'autre côté du papier
Fantômes gris des jours de peine
En long cortège de semaines

A rêver loin dans leur lumière
On pourrait presque enfin se taire

Comme dans les dessins de Folon
Il y a du rose et du vert pâle
Et des souvenirs bleu d'opale
Dans un champ vide de coton

Comme des bulles de savon
Prisonniers de la transparence
Ceux qu'on aimait doucement dansent
Comme dans les dessins de Folon

On pourrait presque s'envoler
Dans la lenteur de leur passé
Frôler d'un long battement d'ailes
L'exil sans fin qui les appelle

A rêver loin dans leur mystère
On pourrait presque enfin se perdre

Comme dans les dessins de Folon
Ceux qu'on aimait nagent à l'envers
Oiseaux de l'eau, poissons de l'air
Perdent le fil de nos saisons

Dans la brume de leur prison
Ceux qu'on aimait toujours s'effacent
Derrière les voiles de l'espace
Comme dans les dessins de Folon

Un jour on voudra leur parler
De l'autre côté du papier
On rêvera d'aubes plus pâles
D'éternité couleur d'opale

Un jour on se laissera faire
On glissera dans leur lumière

Comme dans les dessins de Folon...

Philippe Delerme
Interprété par Yves Duteil

Blog EntryLe silence est trompeurJan 10, '08 4:13 PM
for everyone
Dans les replis des jours
Nous n'avons que des silences de coton, des airs de ville perdue dans un mouchoir noué aux quatre coins de l'hiver...Une gaze grise et perlante qui silhouette tous les passants du matin jusqu'au soir et puis parfois des printemps minimalistes qui résistent et cièlent notre vue de bleu. On s'ensoleille, on s'étire, on se bouge, on se dépoussière les idées et la peau et on retombe en léthargie aux premières heures sombres des rideaux de soir.
Parfois le givre fractale de blanc les arbres et les buissons, la campagne et l'horizon.La nature se pare de lignes, de dents transparentes, d'ondes craquelantes et de miroirs du temps...

En route vers le printemps, à dos d'hiver et de soubresauts, la nature s'aiguise, se pare, s'esquive et l'homme dessine ses souvenirs en essayant de suivre le rythme de ces transformations. Tout , heureusement lui échappe; ses mains de plomb ne peuvent laisser l'empreinte indélébile de son humaine déraison.
La nature chante dans le torrent, elle craque sous le poids de la terre; elle respire dans le souffle du renouveau.
L'hiver n'est pas silence...Il n'est que contredanse et vent d'espoir.




La petite fille au bord de la mer

 

De  chaque nuit il faut apprendre

Les clés de l’alphabet des lumières

Les consonnes du ciel, les voyelles des vents

Et les lueurs qu’apportent les petites bougies

De la terre.

Au chevet de toutes les lampes

Viennent s’asseoir nos rêves

Mangeurs de sombres lames d’ombre :

Ils dansent alors à l’ambre de nos flammes

Car nos ciels ne sont jamais d’éteignoirs,

Ils se parsèment d’infimes poussières d’étoiles

Allumées en douceur au plafond de nos peurs.

En s’avançant peu à peu vers le soir

La petite fille de l’ombre posera sur son chemin

L’échelle de la saison des vents

Qui balaie sans remords les nuages vagabonds

Et leur pesanteur.

Elle gravira quatre à quatre les marches de son alphabet

Dans sa main , chaque jour une allumette.

Pour réchauffer  son cœur,

Tant de lueurs à imaginer

Pour peu qu’elle ferme les yeux

En elle , elle trouvera les reflets  de son bonheur.

Maïté


Blog EntryPour tousDec 31, '07 11:28 AM
for everyone
2008
Viendra allumer ses jours
Ses peines et ses joies
Et
Comme le ciel
Habille de couleurs d'espoirs
Les premières heures
D'un jour nouveau
Nous serons là
Devant les promesses
De cet an naissant.
Nous lui ouvrirons les bras
Nous l'accueillerons comme il se doit
En remerciant la vie
Et sa palette de couleurs
Ses pastels et ses fulgurances
Ses tons de gris, ses pointes de noir
Ses champs de tournesols
Ses ciels changeants
Ses montagnes de givre
Ses accents d'harmonie
Ses notes subtiles
Ses moulins de fortune
Perchés sur les collines
Les océans de brume
Les clapotis dans les roseaux
ET
Les sables aux empreintes mouvantes
De l'éphémère passage de l'An.

Maïté

Blog EntryPoint à la ligneDec 18, '07 3:58 PM
for everyone

à la pêche à la ligne

 

Lignes de glaise et  de basse terre

Dansent au bourdon  de l'horizon

Et vrombissent  de rond en rond  aux oreilles

Les concertos des fières abeilles :

L’été lave ses paysages en pleine couleur.

 

Lignes  brisées de  rochers et  de pierres

Bulles venues  de temps immémoriaux

Les pics bleutés au pinceau du temps

à l'aplomb du ciel et de ses nuages

Frissonnent sous le gong du tonnerre.

 

Lignes fatales de Haute  mer

Basculent à l'orgue de nos lèvres

En traîtres arcs-boutés  du monde

Aspirés par claques  vagues qui grondent :

L'infini chant de Gaïa, de seconde en seconde.

 

Lignes miroirs de la nuit et du rêve

 Dessinées et  portées par des clés de sol

Dans l'échappée de notes si  clarinette

Souffle le vent sa mélodie d'orchestre :

Fantômes jouez de vos chaînes d'harmonie.

 

Lignes de blancs et de silence

En pointillé dans le coeur des consciences

Font se lever les sons en habit de lumière

La porte qu'on croyait fermée par l’absence

Ce soir s'entrouvre en chant d'espérance.

Maïté

Blog EntryLa page de 52, mon compliceDec 14, '07 2:57 AM
for everyone
Il a lu "l'enfant au bord de l'eau"....et ses mots ont coulé, comme d'habitude!

Le bateau chiffonné...
Moi, je plierai avec application le papier aux lignes bleues,
En tirant la langue, en refaisant parfois les mauvais plis.
Et puis, je laisserai mon cœur raconter son histoire…
Elle me fera capitaine d’une bande de pirates, de forbans,
Ces écumeurs de caniveaux qui n’ont pas froid aux yeux.
Je pillerai  joyeusement chaque bateau de bonbons,
Ferai nombreuses ripailles arrosées d’orgeat.
Et puis épuisé de ces voyages au bout des rêves,
Je m’endormirai le pouce dans la bouche,
En serrant très fort ma valise de l’autre main…
Dis maman…mon nounours ne part pas la nuit ?
De sa grande valise où j'ai fait son lit ?
Daniel





Blog EntryL'enfant du bord de l'eau/pour LoïcDec 12, '07 4:14 PM
for everyone

La valise ouverte, négligemment posée,

Regorgeant de jouets pour un temps désuets,

abandonne  au courant, les pensées de l'enfant,

sur la berge et les mirages de l'onde vagabonde.

De ricochet en ricochet ,les cailloux du Petit Poucet

bondissent sur la peau de l'eau et  de son coeur

Et taquinent les reflets des herbes et du serpolet.

Où vas-tu mon  enfant , Les mains en avant

Dans ces remous animés de cercles  et de  gouttes

Qui zèbrent d’impatience ton rire en cascade

 et tes petites bottes d‘ogre si  fringant,

 à croquer la vie qui s’échappe au fil du courant?

L’eau si pure, si transparente te fascine

Lorsqu’elle caresse les algues mouvantes

Et cache dans ses replis, les petites preuves de vie

Qui frétillent au printemps si ardemment.

Mais toi- toi- tu aimes l’eau et les flaques,

Les rives et les vaguelettes de terre ou de mer.

Au kaléidoscope du soleil et de tes  rêves,

Quand tu seras grand, tu reverras le petit homme,

Celui qui posait sa valise dans l’herbe ou sur le pont,

Sans souci de l’heure ou des grands qui grondent.

Tu trouveras gravé dans ta mémoire

Celui qui courait à la rivière, celui qui courait vers l’eau.