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Blog EntryUne exposition sur les PhéniciensFeb 21, '08 11:58 PM
for everyone


Exposition

La Méditerranée des Phéniciens, de Tyr à Carthage

Montage: Antoine Jaillard

L'Institut du monde arabe à Paris consacre une grande exposition, du 6 novembre au 20 avril 2008, aux navigateurs chevronnés doublés d’artisans renommés, originaires de Tyr, de Sidon, d’Arwad ou de Byblos, qui dominèrent la Méditerranée au Ier millénaire avant notre ère: les Phéniciens. Retrouvez en images quelques unes de leurs oeuvres et les commentaires de Christian Makarian, directeur de la rédaction délégué de L'Express.


http://www.lexpress.fr/info/quotidien/reportage-photo/default.asp?id=461192
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D'après FR3
Mobilité dans toute la Méditerranée
Quant à Homère, il en parle comme de "commerçants audacieux, retors, parfois brigands"! C'est qu'ils savaient tout faire, exporter le cèdre ou le blé de chez eux,  aller chercher des matières premières dans les autres contrées, les transformer  en objets de luxe - ivoires, verreries, coupes d'argent, etc. - qu'ils vendaient ou échangeaient contre d'autres objets, qu'ils vendaient encore ailleurs.

Ils ont créé un "lien très fort entre les populations, par cette mobilité  dans toute la Méditerranée, ce brassage d'idées, qui est très moderne", dit Mme  Fontan. Quant à eux, ils empruntent "un peu à tout le monde, et réadaptent",  dit-elle.

L'exposition montre ainsi des statuettes à l'allure totalement égyptienne,  mais à inscription phénicienne, ou marquées de hiéroglyphes "qui ne veulent rien  dire mais gravées parce que c'est joli".

A contrario, ils exportent des motifs très orientaux, comme leur dieu  combattant au bras levé, que l'on retrouve à Chypre, en Sardaigne ou en Espagne,  leur déesse Astarté ou le dieu Milqart qui deviendra Hercule.

Les "Phéniciens ne sont connus que par des sources extérieures, la Bible, les textes assyriens, Homère", dit la conservatrice du Louvre, et n'ont laissé  que "très peu de textes et aucun texte littéraire".

Ils ont pourtant, si ce n'est inventé, du moins "mis au point" l'alphabet, de 22 consonnes, qui pouvaient s'adapter à toutes les langues. Une salle évoque l'abbé Barthélemy, qui a déchiffré le phénicien en 1758, grâce à une double  inscription en grec et phénicien.
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UN SITE

http://www.pheniciens.fr/
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LES PHENICIENS EN FRANCE
ROCHEVILAINE ,EN BRETAGNE
La machine s’enclenche dans le dédale du jardin de pierres. On y découvre une stèle gravée d’un symbole ancien, représentant celle que les Egyptiens -et par récupération les Phéniciens- adoraient sous le nom de Hathor, la déesse aux cornes de vache. " 1.500 ans avant notre ère, les Phéniciens avaient déjà installé un comptoir sur cette bande de terre qui creuse la mer. Avec leurs embarcations rudimentaires, ils remontaient en cabotant toute la côte jusqu’à la Cornouailles anglaise pour aller chercher de l’étain qu’ils mélangeaient avec le cuivre pour en obtenir du bronze ".





Blog EntrySur le chemin des rêvesFeb 21, '08 3:47 AM
for everyone
Ce rêve fait il y a quelques années est toujours resté présent dans ma mémoire: voilà son histoire.
Nous sommes, avec un collègue dans un paysage qui pourrait s'apparenter au sud de l'Espagne, au détroit de Gibraltar, à l'Algérie ou tout autre paysage similaire que je ne connais pas de visu puisque je n'ai jamais voyagé.C'est du moins ce que me disent mes collègues lorsque je leur fais part de mon rêve le lendemain matin.
Nous roulons dans une immensité de dunes de sable très blanc.
A notre gauche, de l'eau, bleu intense, sans vague, calme, sur laquelle scintille le soleil: un bras de mer?
Au milieu, comme une île inondée de soleil et un ensemble de maisons blanches, basses mais aucune vie apparente.
Mon regard revient toujours à ces maisons à mesure que nous avançons sur ce chemin de sable, en R4.
Ce rêve est resté très prégnant...d'autant plus que quelques jours après, par hasard, je vois un reportage à la télévision, sur la 5. Il s'agit d'un documentaire sur les Phéniciens.
J'ai alors, à mon grand étonnement, les images de mon rêve!
Ce reportage m'a laissé comme un air de déjà vu, d'un espace familier alors que, je le répète, je n'ai jamais voyagé.
à partir de ce moment-là, j'ai commencé à m'informer sur les Phéniciens à la Bibliothèque de la ville.J'ai regardé leur art...Rien....Rien ne me parlait.
Et puis de temps en temps , je reviens aux Phéniciens dont je n'avais jamais entendu parler avant ce reportage sur la 5...
Depuis longtemps, j'aime les odeurs de cèdre. J'en diffuse chez moi....Et récemment , j'ai appris que le cèdre était très important chez les Phéniciens....
Du cèdre au Liban; il n'y a qu'un pas...
Je vais continuer à côtoyer les Phéniciens....peuple de mer...
Toute information est bonne à prendre pour moi...
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Les Phéniciens (1200 à 146 av. J.-C.)

 

    La « Phénicie » ne forma jamais à proprement parler un pays ou un empire. La dénomination historique de cette civilisation est en fait une invention des Grecs.

   Le terme phénicien vient du grec « phœnix », par référence dans ce cas à un rouge sombre ou une teinte brun pourpre. En effet, les Phéniciens étaient renommés pour leurs teintures textiles et, en particulier, pour un pourpre très coûteux prisé par les membres de la famille royale.

    La pérennité de la langue grecque, ainsi que l'abondance des textes qui nous sont parvenus intacts, ont eu raison de la pénurie de sources phéniciennes et le nom soit resté.

 

Le pays

    Les Phéniciens ont fait leur apparition sur la scène historique aux alentours de 1200 av. J.-C., époque à laquelle les barbares envahirent le monde civilisé dans sa quasi-totalité.

    Dans le vide politique et militaire des quatre siècles d'obscurantisme dans lequel le monde antique se trouvait plongé, ce petit groupe de marchands fut en mesure de prospérer et d'étendre progressivement son influence. Au lieu d'acquérir un empire physique de terres contiguës, ils édifièrent peu à peu, à partir de leurs sites d'origine, quelques cités indépendantes sur la côte du Liban actuel, un réseau commercial et colonial d'envergure.

    Ce peuple descendait des Cananéens, peuple sémitique qui occupait les états-cités de cette région avant 1200 av. J.-C. Des premières villes qu'ils édifièrent, Tyr, Sidon, Berytos (l'actuel Beyrouth) et Byblos étaient les plus importantes.

    Ces villes côtières étaient bordées sur leur partie terrestre par les monts du Liban. La mer offrait donc la seule opportunité d'expansion et d'enrichissement économique.

 

L'émergence d'un pouvoir

    Avant la catastrophe de 1200 av. J.-C., les activités des marchands cananéens étaient circonscrites aux côtes levantines, à l'Égypte et à la côte méridionale de l'Anatolie.

    Les Minoens de Crète, qui bloquaient l'entrée de la mer Égée, contrôlaient tous les échanges dans cette région et même probablement à l'ouest. La principale activité des villes côtières cananéennes, généralement placées sous l'autorité égyptienne, consistait à fournir la région du Nil en bois (cèdres du Liban).

    La civilisation minoenne fut détruite en 1200 av. J.-C., ouvrant aux autres peuples le commerce maritime en Méditerranée et dans la mer Égée. Les Phéniciens se montrèrent les plus agressifs à tenter de prendre la place vacante.

    La situation de leurs cités, littéralement au centre du monde de l'époque, était favorable à cette entreprise. Les îles égéennes, la Mésopotamie et l'Égypte se trouvaient pratiquement à équidistance à l'ouest, au sud et à l'est. Pour chacune de ces régions, l'itinéraire le plus simple pour les échanges passait par les cités phéniciennes.

    Installés sur la bande côtière qui borde la Méditerranée à l'est, les Phéniciens étaient des commerçants, des pirates et sans doute les meilleurs marins de l'Antiquité.

    Au IXe siècle av. J.-C., l'obscurantisme touchait à sa fin. Les Phéniciens s'étaient enrichis grâce au commerce, ce qui leur amena des ennemis, principalement les Assyriens. Face à des assauts répétés et aux lourds tributs qui leur étaient imposés dans le meilleur des cas, les Tyriens adoptèrent pour stratégie d'établir des colonies plus à l'ouest. Ces dernières, à l'abri de toute emprise assyrienne, contribuèrent aussi au développement de l'exploitation des métaux et du commerce dans la partie occidentale de la Méditerranée.

    La plus importante des colonies phéniciennes, Carthage, fut établie aux alentours de 700 av. J.-C. La Sicile, la Corse, la Sardaigne et l'Espagne (les actuelles Cadix et Cartagène) abritaient d'autres sites importants.

    Au cours des 500 ans qui suivirent, Cartagène connut une croissance rapide, tant en taille qu'en puissance. Elle tira l'essentiel de ses richesses du minerai de fer espagnol. Afin de garder le contrôle de la Méditerranée occidentale, elle eut à combattre les Grecs, puis les Romains.

 

L'économie

    L'économie phénicienne fut d'abord fondée sur le commerce et le travail du bois ainsi que sur les teintures textiles. Ces teintures, du rose au pourpre foncé, étaient fabriquées à partir de glandes d'escargot de mer en putréfaction. Cette teinture coûtait très chère : il fallait plus de 10 000 coquillages pour en obtenir environ 1,5 g. Sa fabrication dégageait une odeur si désagréable que certains voyageurs refusaient de visiter Tyr.

    Peu à peu, les états-cités phéniciens devinrent des centres d'artisanat et d'échanges maritimes. Limités dans leurs ressources naturelles, ils importaient des matières premières qu'ils façonnaient en objets dont l'exportation serait profitable : bijoux, métaux travaillés, meubles et artisanat domestique.

    Ils empruntèrent leurs techniques et leurs styles à toutes les régions du monde avec lesquelles leurs échanges les mirent en contact.

    Lors de leurs explorations en Méditerranée occidentale, ils découvrirent d'importants gisements de minerai de fer en Espagne, à moins qu'ils ne les aient confisqués aux Grecs qui les avaient peut-être précédés.

    En édifiant des sites fortifiés en Sicile et en Afrique du Nord, ils interdirent de fait aux autres marchands tout accès aux ressources de l'Espagne, de la côte africaine (or, bois exotiques et esclaves), et de la Bretagne (l'étain, matière primordiale pour la fabrication du bronze).

 

La religion et la culture

    Les Phéniciens pratiquaient une religion polythéiste dont les dieux, en particulier Baal, le dieu des orages, exigeaient des sacrifices continuels afin de prévenir les désastres.

    On n'a encore découvert aucun temple phénicien significatif, mais la plupart de leurs villes sont enfouies sous nos villes contemporaines. La Bible fait état de sacrifices humains chez les Phéniciens, mais cette pratique disparut peu à peu.

    À Carthage, cependant, elle persista. Il a été trouvé dans un cimetière en dehors de la cité, des milliers d'urnes funéraires de bébés sacrifiés aux dieux. Les familles de la noblesse de Carthage prirent l'habitude de substituer des animaux et des esclaves à leurs enfants, mais après un désastre militaire survenu en 320 av. J.-C., 500 nourrissons des meilleures familles furent sacrifiés.

    Habiles artisans, les Phéniciens fabriquaient des objets en verre, des armes, des bijoux, des vêtements. Ils vendaient ces produits sur les côtes de Méditerranée et importaient des marchandises de contrées aussi lointaines que les îles Britanniques.

    À ses origines, la culture phénicienne fut fortement influencée par des origines et un entourage sémitiques. Plus tard, elle subit l'influence marquée des Grecs. Rares sont les objets qui peuvent à l'heure actuelle être incontestablement attribués à la civilisation phénicienne.

    L'une des contributions durables des Phéniciens à la civilisation fut un proto-alphabet dans lequel chaque lettre représentait une consonance. Cela raccourcissait considérablement le nombre de symboles requis pour former des mots. À l'écrit, les voyelles étaient sous-entendues.

    Par la suite, les Grecs améliorèrent ce système en ajoutant des symboles pour figurer des sons vocaliques, créant ainsi le premier alphabet véritable.

 

L'art militaire

                                                                   L'empire phénicien

La grande encyclopédie de l'histoire du monde junior tome 1, p.56, Éditions Nathan, Paris, France, 1994

    Lorsque les Phéniciens entrèrent en compétition avec les Grecs dans le domaine du commerce et des colonies, cette rivalité les conduisit à construire leurs premiers navires uniquement destinés à la guerre. Il s'agissait de galères à rames armées d'un bélier en poupe et de marins pour l'abordage. Elles naviguaient avec une voile carrée. Des rames les rendaient très maniables.

 

Navire phénicien

La grande encyclopédie de l'histoire du monde junior tome 1, p.26, Éditions Nathan, Paris, France, 1994

    Les guerres navales prirent de l'importance au cours du Ve siècle au cours duquel la Perse disputa aux états-cités grecs le contrôle de la mer Égée, de l'Anatolie occidentale et de la Méditerranée orientale.

    À compter de cette époque, les cités phéniciennes se retrouvèrent sous le contrôle de la Perse. C'est ainsi que leurs vaisseaux formèrent le plus gros de la flotte perse qui fut vaincue à Salamis en 480 av. J.-C. Les galères phéniciennes de l'époque étaient plus grosses et moins maniables que leurs homologues grecs, et ce défaut s'avéra fatal dans les zones d'eaux peu profondes.

    La flotte carthaginoise domina les premières guerres puniques contre Rome, mais les Romains s'emparèrent d'un navire carthaginois échoué et le copièrent. Les Romains finirent par évacuer tout vaisseau carthaginois de Méditerranée et mirent un terme victorieux aux guerres puniques en Afrique du Nord.

    Les Carthaginois étaient les seuls à disposer d'une armée terrestre qui puisse être considérée comme véritablement phénicienne. Leur grand général, Hannibal, envahit l'Italie à partir de l'Espagne, franchissant les Alpes en hiver avec son armée d'éléphants.

    Ses soldats étaient pour la plupart des Celtes enrôlés en Espagne et en Gaule. Point fort de son armée, la cavalerie nord-africaine qui réussit en règle générale à refouler la cavalerie romaine, à encercler l'infanterie romaine et contribua à son anéantissement.

    Les Romains finirent cependant par vaincre Hannibal, non au combat, mais en l'attaquant aux endroits où il n'était pas : en Espagne d'abord, puis en Afrique du Nord.

 

Le déclin et la chute

    Les cités historiques phéniciennes se retrouvèrent sous l'emprise de conquérants successifs de 900 av. J.-C. environ à 332 av. J.-C. Elles ne furent jamais assez fortes pour tenir tête aux puissantes armées de l'Assyrie, de Babylone ensuite, de Perse enfin, même si elles étaient assez riches pour les acheter.

    En 332 av. J.-C., Alexandre le Grand les prit les unes après les autres, mettant définitivement un terme à une indépendance sans cesse perdue et retrouvée. En devenant des cités grecques, elles perdirent à jamais leur identité phénicienne.

    Les Carthaginois résistèrent 200 ans encore. Eux qui avaient su endiguer l'expansion des Grecs au-delà de la Sicile, ils furent maîtrisés par les Romains, plus nombreux et mieux organisés. À la fin des guerres puniques, en 146 av. J.-C., la population de Carthage fut emmenée en esclavage et la cité fut détruite.

 

L'héritage

    La tradition commerciale des Phéniciens s'est perpétuée au Liban jusqu'à l'époque moderne, quel que soit le pouvoir politique en place. Les Phéniciens ont aussi laissé le souvenir de grands marins.

    Ils passent pour la première civilisation à avoir atteint la Bretagne et les Açores.

    Il est établi que les Phéniciens ont contourné l'Afrique en bateau pour le compte des Égyptiens, aux alentours de 600 av. J.-C. En ce qui concerne le Nouveau Monde, les faits sont moins sûrs.

    Leur alphabet modifié, la plus importante de leur contribution, fut diffusé aux quatre coins du monde de l'époque. Plus tard, les Grecs et les Romains le diffusèrent davantage encore, sous la forme améliorée de l'alphabet qu'utilisent toujours les cultures occidentales.

 

 




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