Nous travaillons actuellement dans ma classe sur le thème du portrait , et je vais croiser ce thème avec celui que j’ai retenu pour participer à l’exposition d’Arts Plastiques du mois de mai .
A partir d’un très vieil album de PEF : MOI ; MA GRAND-MERE qui traite de la grand-mère imaginaire , nous illustrerons nos trouvailles.
Mais je travaille aussi sur le thème de la VRAIE grand-mère pel à vous afin de nous aider à réaliser leur portrait .
Il s’agit bien sûr d’une vraie grand-mère ou d’une grand-mère de cœur que l’enfant aime tout particulièrement , ou d’une personne pouvant jouer ce rôle.
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Voilà le début d'une aventure comme il en arrive dans une classe au moins une fois par an...
Alors j'ai aussi demandé à mes amis s'ils avaient envie de parler de leur grand-mère et comme d'habitude, certains se sont pris au jeu avec beaucoup de talent et de gentillesse.
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Je me nomme Alexia et je vis en Italie. Ma grand-mère je l'appelle "Nonnina".
Elle vit sur une belle Ile : La Martinique. C'est très loin de chez moi, mes parents m'ont dit qu'il faut traverser un très grand océan pour y arriver. Elle vient me voir assez souvent, et le restant du temps nous pouvons nous voir et nous entendre grâce à l'ordinateur. Elle m'envoie souvent beaucoup de photos de chats, de chatons, j'en ai toute une collection et moi avec tout ça j'invente des histoires. Ma nonnina elle a 3 chats pour de vrai, alors moi je fais semblant d'en avoir deux, et j'en parle avec elle. Depuis que je suis toute petite elle me dit que je suis le petit trésor de son coeur. Et j'aime bien cette idée là. Moi je l'aime très fort. J'ai cinq ans et demi et quand je saurai écrire je lui enverrai mes dessins et de grandes lettres
Maman me parle toujours en italien, mais papa qui est français m'a toujours parlé dans cette langue, alors je parle italien mais je comprends et je suis capable de parler français. Ma nonnina parle ces deux langues et quand va venir me voir à Noël elle m'a demandé de lui parler en français lorsque nous jouerons ensemble. Car c'est une nonnina qui veut bien jouer avec moi, nous rions beaucoup ensemble, et le matin en me réveillant je vais la rejoindre dans son lit pour lui raconter mes petits secrets.
Je suis triste quand elle repart, mais je sais qu'il y a d'autres petits enfants qui sont loin de leurs grands-parents. Dans ce cas là je crois qu'on s'aime encore plus fort.
Alexialou(Martinique)
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Elle
est si lourde, l'aïeule,
lourde du sang des hommes
et de leur noirceur.
Si lourde, que ces reins sont cassés
et que ses yeux blanchis ne voient plus
que le sol et ses pieds de plomb.
Tant d'années, tant de peines, tant de joies emmêlées dans ses cheveux de pluie.
Tant de questions qu'elle aurait pu poser
tant de violence qu'elle aurait pu écarter
elle, porteuse de vie, reine oubliée, sacrée parmi les hommes.
Elle ne voit que ses pieds et la poussière du chemin.
Une enfant passe.
Elle relève sa tête baissée le temps d'une bougie.
L'enfant
l'aïeule
un sourire
et tout l'espoir du monde dans ce lien éternel, éphémère, tissé par ces générations soumises et souffrantes. Pour que parlent enfin toutes ces voix muettes, ces voix de femmes tranparentes et fragiles qui chanteront des matins d'innocence et de renouveau.
Un lien
et tout l'espoir du monde
Johal
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Ma douce
On ne se parlait pas. On écoutait le feu.
D'un accord tacite, un peu comme dans un jeu.
En pétillement des yeux, on disait le bonheur,
Etre silencieux c'est parfois de la chaleur...
Nos je t'aime n'étaient pas grandes démonstrations,
Se serrer fort dans nos bras disait nos émotions.
Parfois de loin, je scrutais ton visage, tes rides,
Et ton regard encore vif, et tes yeux avides...
Tu parlais peu souvent, présence si discrète,
J'ai oublié ta voix et tu vois je regrette...
Tu avais une existence peu facile...
Et pour le dire tu étais malhabile.
Dans nos promenades, en allant doucement,
Tu me disais parfois ce qui était , dans le temps
L'époque où ta jeunesse riait comme un blé d'or,
Et dans ton sourire tu la vivais encore...
Ma douce, le temps cruel nous laisse seuls,
Atterrés de n'avoir su dire un jour à notre aïeule,
Autrement que plus loin, que trop tard, un poème,
Une première et seule fois un je t'aime
DANIEL
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Ma grand-mère était…toute petite !
Avec son chapeau et son cabas noir, de dos dans la rue principale qu’elle arpentait plusieurs fois par jour, avec un peu d’imagination, on aurait pu voir gambader une colonie de lutins tout autour d’elle.
« Bonjour mémé Bourru ! » disaient les passants.
Car mémé Bourru était une figure connue dans cette petite ville qu’elle habitait depuis 60 ans.
C’était la mémé qui chaque jour, après avoir savamment étudié le journal turfiste, partait faire la tournée des joueurs puis portait les paris au PMU avant de revenir chez elle coller l’oreille à la radio pour écouter les résultats des courses, en espérant une fois encore avoir le tiercé gagnant.
C’était la mémé allait jouer aux cartes avec « ses » petits vieux de la maison de retraite, « il faut bien s’en occuper », disait elle.Petits vieux parfois plus jeunes qu’elle.
De temps en temps, elle se trouvait une petite faiblesse, pour partir faire un séjour à l’hôpital, comme d’autres partent à la mer, parce que là-bas, « la soupe était bonne ».
Elle encore qui n’hésitait pas à aller trouver « Lulu » notre député maire, parce que décidemment, le pain fourni avec les repas livrés chaque jour, était immangeable !
J’entrais chez elle comme on entre dans la caverne d’Ali Baba, il fallait traverser une traboule pour déboucher sur une petite cour, puis affronter un escalier raide et sombre pour arriver au dernier étage.
Un appartement sombre, sans commodité, surchargé de souvenirs et de bondieuseries.
Très vite, on suffoquait avec la chaleur infernale que dégageait le « Godin » et la fumée des cigarettes qu’elle allumait sans cesse et laissait se consumer dans le cendrier.
Je l’écoutais, mémé, c’était la mémoire d’une vie, d’une époque, un cours d’histoire tellement plus vivant que ceux du lycée !
Elle me parlait de son métier, des « similis » ces minuscules pierres synthétiques qu’elle posait une à une pour décorer les lunettes.
Elle me racontait la guerre,les longues marches dans la forêt pour aller chez les paysans se ravitailler, les résistants et même un déserteur allemand qu’elle cachait dans sa cave
Car mémé n’avait aucune appartenance politique, son parti à elle, c’était l’homme !
Avec ses yeux, je découvrais mon père.
Ma grand-mère, d’une santé robuste, a curieusement faibli à la naissance de ses arrières petits enfants.
Lorsque le troisième est né, elle s’est éteinte doucement un soir, elle est partie sur la pointe des pieds.
Comme si elle laissait la place…
La Cigogne
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Les grands-mères sont comme les fleurs :
Il y en a qui sentent bon ;
D’autres, pivoines blanches, qui sont bien pomponnées ;
Certaines piquent, le savez-vous ?
Et d’autres ne font rien du tout,
Elles sont juste posées par terre
En attendant que ça passe.
J’en connais une qui brasse l’air
Comme les roses de Noël,
Beaucoup de feuilles, peu de couleur…
C’est pour tromper les petits-enfants
Leur faire croire qu’il n’y a rien dedans.
Mais quand on les apprivoise,
On découvre des terres d’histoires et de sorcières,
Des horizons de tartes et de feux de bois.
Les grands-mères ont toutes un point commun,
Même les super-mamies aviatrices,
Même les petits bouts tricoteurs
Même les téléchatcouverture :
Elles ne durent pas longtemps.
Juste le temps d’une allumette
Et elles finissent leur petit tour.
Il faudrait peut-être en faire des confitures
Pour qu’elles durent.
En tous cas, vous êtes avertis :
la grand-mère est périssable.
Remplissez vos mémoires, vos poches, vos mirettes,
Vos armoires de leur conserve,
Car très bientôt elles s’envoleront.
JOHAL.
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Dans mon jardin
De ma grand mère, s'il ne reste
Que quelques bols ébréchés
Où des danseuses d'un pas leste
N'en finissent pas de tourner,
Hors ses vestiges du passé
Tout empreints de son allégresse
Coule dans mes veines à jamais
Tout le bon lait de sa tendresse.
GALABELLE
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Si,si, Grand mère, en oiseau, je t'ai vue
Une bell’ chouette ! Je n'ai pas la berlue
Perchée ravie, plumet sous bigoudis
Sur le bambou de ma tête de lit.
Oui, oui, Grand mère, en fleurs je t'ai cueillie
Faisant de toi un beau bouquet garni
D'essences secrètes de mon jardin,
Aromates et souvenirs taquins.
Parfois,Grand mère en chansons tu débarques
Me soufflant dans l'oreille tout à trac
Tam-tam et tohu-bohu de l'enfance,
Flonflons remplis d'amour et de romance.
Grand mèr’, tu m'as racontée tant d'histoires
Que maintenant, ancrées dans ma mémoire
Enjôleuses fées et calamités
En moi, ont trouvé leur éternité.
GALABELLE
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La grand-mère de mon copain Charles était gentille. Et pourtant Charles disait que c’était une sorcière. C’est lui qui le disait.
Un jour, ma mère avait invité la grand-mère de Charles à la maison. Venue pour je ne sais quelle raison avec un balai flambant neuf, la vieille femme le laissa dans le couloir. J’attendis que personne ne fasse plus attention à moi, puis, je me souviens m’être glissé dans le couloir. Je voulais absolument me servir du balai. Il y avait un couple d’oiseaux qui nichait dans un arbre du jardin et j’avais dans l’idée que ce serait un jeu d’enfant d’aller les voir de plus près dans cet attelage.
Alors que je posai la main sur le manche, je crus brusquement entendre en sortir la voix de la grand-mère. Elle m’interpellait : « Veux-tu bien ne pas toucher à mon avion, petit chenapan ? »
Saisi de peur, je retournai en courant au salon où ma mère et la grand-mère de Charles devisaient aimablement autour d’une tasse de thé. La grand-mère de Charles me regarda aussitôt, sourcils froncés. Ça ne dura pas longtemps. Pour finir, j’ai encore en mémoire le clin d’œil qu’elle m’adressa.
JEAN-LUC
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Sur les souvenirs d’une arrière grand mère
Je me souviens, quand j’étais toute petite fille
Dans le petit nid que grand père avait construit
Avec le fournil, la cheminée et sa grande grille
Sur les débris du château qu’on lui avait détruit
Oh , j’avais de la chance, mon père et ses frères
Ont vécu tout simplement, dans une chaumière
Nous autres les « de », nous n’étions pas si fiers
Sans beaucoup de biens, trop pour l’incendiaire
Le soir, nous étions réunis dans la grande salle
A la lueur de la seule grande lampe familiale
J’écoutais attentivement, ces détails du passé
Mon père se taisait, mais devait y rêvasser
Ma grand mère, pour les pauvres, des bas, tricotait
Ma tante, le landier de la maisonnée, racontait
De belles histoires de fées, avec plein de sentiments
Ma mère filait le chanvre, elle même, simplement
Tandis que les grenouilles croassaient dans les douves
Je montrais ma couture, à tante, pour qu’elle l’approuve
L’hiver, au souper, on avait souvent des marrons grillés
La toilette se faisait à l’eau froide, l’hiver comme l’été
Leventpasse,
sur les souvenirs de son arrière grand mère Berthe De Jacobet de Mazières (1848-1917)
"Louise n'était pas belle.
L'a-t-elle jamais été.
Ses cheveux ont, de mémoire, toujours été gris ou blancs.
Elle avait des mains aussi larges que mes pieds.
Un nez et des lunettes comme je ne pourrai jamais les commander dans le catalogue de la Redoute ou des Trois Suisses.
Elle sentait l'eau de Javel la plupart du temps et rarement le parfum.
Et malgré tout ce que je viens de vous écrire, Louise était ma grand-mère préférée.
Elle parlait le flamand.
Une langue que vous ne parlerez jamais, une frontière linguistique que vous ne franchirez pas.
Mais ma Louise, dans mes souvenires d'enfant, paraît tellement belle.
Ses mots de français approximatifs m'ont tellement touché que j'aimerais qu'un jour ou une nuit vous puissiez me dire que dans vos rêves, Louise était belle, que ses mots ont été touchants et que vous puissiez comprendre qu'elle est pour moi la plus belle des grands-mères, mieux que Miss France, parce qu'entre nous il y avait des sentiments.
Un détail cependant.
Louise est morte.
Je la crois secrète et discrète pour m'avoir caché qu'elle faisait un croisière au ciel ou pas loin.
Et dire que la croisière s'amuse, alors que je croyais être triste.
Louise, si je ris, je t'aime, je t'aime, je t'aime.
Un marché est un marché.
Cochon qui s'en dédit " Patrick(Belgique)
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Les grands-mères sont comme les fleurs :
Il y en a qui sentent bon ;
D’autres, pivoines blanches, qui sont bien pomponnées ;
Certaines piquent, le savez-vous ?
Et d’autres ne font rien du tout,
Elles sont juste posées par terre
En attendant que ça passe.
J’en connais une qui brasse l’air
Comme les roses de Noël,
Beaucoup de feuilles, peu de couleur…
C’est pour tromper les petits-enfants
Leur faire croire qu’il n’y a rien dedans.
Mais quand on les apprivoise,
On découvre des terres d’histoires et de sorcières,
Des horizons de tartes et de feux de bois.
Les grands-mères ont toutes un point commun,
Même les super-mamies aviatrices,
Même les petits bouts tricoteurs
Même les téléchatcouverture :
Elles ne durent pas longtemps.
Juste le temps d’une allumette
Et elles finissent leur petit tour.
Il faudrait peut-être en faire des confitures
Pour qu’elles durent.
En tous cas, vous êtes avertis :
la grand-mère est périssable.
Remplissez vos mémoires, vos poches, vos mirettes,
Vos armoires de leur conserve,
Car très bientôt elles s’envoleront.
JOHAL
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Ma grand-mère
©Lucette Lajoinie(Québec)04/03/99
Des fils d'argent éclairant une opulente chevelure blonde, la peau riche d'une récente exposition au soleil, une petite femme émerge dans la lumière. La démarche enfantine précède les mots de bienvenue qu'elle exprime déjà dans ses yeux rieurs.
Elle évolue au milieu des fleurs qu'elle seule peut faire éclore dans ce sanctuaire de verdure arraché à la forêt.
Telle une nef sacrée, le lac allonge le bleu du ciel au bout d'une allée de buissons sauvages. Des roches plates assurent le pas dans la descente et donnent accès à une terrasse ornée de géraniums rouges. Le plan d'eau brille aux couleurs de l'arc-en-ciel. Le sous-bois sombre des hauts conifères rayés de bouleaux blancs ne semble être poussé là que pour permettre d'évoluer librement , à l'abri des yeux indiscrets.
Les pieds nus, comme une nymphe vaporeuse, sa robe flotte sur l'herbe fraîche. Elle traîne la rosée du matin jusquee dans sa demeure qu'elle parfume de plantes odorantes, à l'instant cueillies.
Elle ne connaît pas la peur. Son espace s'étire au-delà du repaire du lièvre qu'elle attire sous sa fenêtre de quelques bouchées de pain. Les frelons qui bourdonnent autour d'elle n'ont pas à craindre un mouvement d'impatience,ils sont ses alliés conte les insectes suceurs des paltes-bandes. près d'une immense baie vitrée, le colibri et l'abeille sucrent leur bec à un nectar spécialement concocté.
Grand-mète attentive,ses petits-enfants la caressent de doux baisers , la noyant sous de tendres câlins.
Elle sourit.
Elle les enveloppe d'un regard proche d el'adoration.
Sa fierté est pure comme le visage de chacun d'eux.
La même lumière les éclaire.
La sérénité de la grand-mère se confond à l'innocence des petits.Les âges n'ont plus cours.Un même sang circule. Leurs vies sont en osmose.
Discret, son vaillant compagnon, de cinquante ans de matins partagés, assure la quiétude autour de cet îlot de pleins bonheurs. Sans affectation ni recherche, ses mouvements naturels font de lui un être accueillant, affable, auprès de qui l'on apprécie la joyeuse compagnie.
De tous les temps, j'ai eu le privilège de goûter des instants de bonheur dans cette atmosphère de plénitude harmonisée par mon ineffable grand-mère.
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Je n'ai vraiment connu que ma grand-mère maternelle, trop peu, trop tard, errances des parents, indifférence de sa propre fille....Elle était toute mais toute petite, cassée par la guerre civile espagnole et le franquisme mais si curieuse de tout ce qui était nouveau
et de cette petite fille de neuf ans qui lui arrivait comme cela, de France, du pays de la liberté "là ou aucun facisme ne pouvait sévir" disait-elle ! Emouvante dans sa retenue, elle ressembait un peu à cette amériendienne (mais avec de beaux cheveux poivre et sel , plus poivre que sel, même à 75 ans !), j'étais touchée et je trouvais anormal que les petites grands-mères soient obligée de reveler les yeux pour voir leurs petits-enfants....elle ne savait pas dire je t'aime mais son regard brillait un peu plus fort à la vue de cette petite et puis plus grande étrangère que j'étais, un sang d'elle qui vivait ailleurs et venait d'ailleurs, là où il y avait de l'espoir, croyait-elle....et une histoire à jamais volée, comme la vie sait si souvent le faire Marie-Neige