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Photo AlbumJan 7, '08 4:15 PM
for everyone
Qu'est-ce qu'un Ludo?

Passez de temps en temps
Vous le verrez prendre formes devant vos yeux...
Il est des Isles, il est des ailes
Venues d'entre les bras des Sorgues
Pour étreindre les aubes
Nourries des souvenirs d'ecume.
Si l'oeil d'un phare
Jeté au bas de l'onde
Fait tinter les cailloux de la grève
Braises de plume de brindille en brindille
épouse l'oeil du loriot
Posé au bord du nid en équilibre
Au coeur de la Provence.

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étude préparatoire
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partition à la mémoire d'un loriot
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Les petites Utopies
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janvier d'Aliénor
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69 CommentsChronological   Reverse   Threaded
alienor wrote on Jan 7, '08, edited on Jan 10, '08
Si le centre de ce monde est bleu, le corps lové au milieu , genoux au menton, le corps résonne de toutes les ondes, les creux, les lumières et les sensations de la matière......
Aliénor
alienor wrote on Jan 7, '08, edited on Jan 10, '08
l'Oeil
et
son jumO
Ou bien
l'O
de l'Obier
Est-ce lui
qui nous questionne
ou laissons-nous
notre pO
à la pOrte
de l'O de
l'Oeil
du lOriOt.

Aliénor
ceriseg1 wrote on Jan 8, '08
Original !!!
Cela attise fortement ma curiosité !!!!!!!!!!!
à suivre ...
Bises
moadi wrote on Jan 8, '08
Please... qui est Hippolyte Ludo que je ne trouve nulle part?
Par contre, j’aime la facon originale de ‘décrire’ l’Oeil.
alienor wrote on Jan 8, '08, edited on Jan 9, '08
" silences ne sont pas absences ,
ton regard en moi
comme un oiseau-pivoine ,
sans la fatigue des quotidiens
à la distance rabotée
de vieux jours ,

j'aime ces grandes terres ,
oublieuses des noces d'hiver ,


chut ,
je viendrai à bras invisibles
tendre des fils sonores
entre les pas
qui marchent en toi , "

ecume/braises de plumes/Hippolyte

alienor wrote on Jan 8, '08, edited on Jan 9, '08
Braises de plumes
"une main fertile à tes sarments
s'écoule
pétri par le vin
en cercles s'enchainent
à ta bouche


sous la langue à mûrir ,
cépages et rives anciennes

embrassent
nos noms de feuilles

alisiers à blancheurs pentues
bouleaux qui roulent dans l'eau ecorchée
cerisiers sauvages à la peau amère
chêne qui digère haies de barbelés , baies de miroir ,
charme qui traverse à gué les distances
oublieuses du regard ,

ainsi je garde de ces cOeurs nomades
le touché des fruits interdits ,
les ravines horlogères
à la caresse louve
ecume/Braises de plumes/Hippolyte

ondes encOre à racines amarrées
lève-toi !
nous cheminerons sur les os instables de la lumière
écrite
sans jamais demander aux ombres portées
d'ètre vêtus de nous , "


à ce je
jeu pèse
l'oeil

du va et viens
tu apaises ,
l'ivraie !

dans les creux-reins
faucons et cercles
par les shistes bus

tu apprivoises
l'envers

la main-lierre
aux funèbres blancheurs
des iris noirs ,

johal wrote on Jan 9, '08
C'est superbe !
Merci pour cette découverte Aliénor :)
alienor wrote on Jan 9, '08
Bonjour cerise, bonjour moadi, bonjour johal....et ce n'est pas fini....

Pour répondre à Monique...J'ai retrouvé trace sur le net, pour ma part des expositions et galeries auxquelles Hippolyte a participé, du côté d'Isle sur-la Sorgue.
Qui est Hippolyte Ludo? Vous le découvrirez peu à peu....

Bonne journée à vous et bisesssssssssssssss M
alienor wrote on Jan 9, '08
voilà une explication....
souvienstoi wrote on Jan 9, '08
Je découvre enchanté ces oeuvres , me rendant un peu invisible pour caresser cet art qui démontre un talent certain , j'aime cette Provence !!! ...... bise amitié
souvienstoi wrote on Jan 9, '08
Merveilleux talent qui est dessiné dans ces oeuvres!! bise amitié
braisedeplume wrote on Jan 9, '08
j'avoue humblement !!!!!
je suis baba ! bises de pollen !
alienor wrote on Jan 9, '08
Bonsoir Claude, j'ai pensé aussi que je devais partager cette découverte....Ce n'est pas Hippolyte qui mettra ses oeuvres en avant...et c' est dommage.
alienor wrote on Jan 9, '08
J'aime aussi cette Provence!
alienor wrote on Jan 9, '08
mais braisedeplume...je te l'avais dit! je savais que cela intéresserait les poémiens.
alienor wrote on Jan 10, '08
braise de plume définit ses sculptures comme modulaires ou mieux encore comme sculptures magnétiques à disposition variable
alienor wrote on Jan 10, '08
un ludo est "un lieu de partage...on ne pouvait mieux dire.
alienor wrote on Jan 10, '08, edited on Jan 10, '08
c'est l'essens-ciel
" quels mots se sont laissé mourir ,
sans que la parole fut creusée
sans que les images en friche
ne scellent
l'exactitude d'une larme

quelque part dans une gare d'oiseaux !


presque à l'équerre
l'oeil-feuille y puisa les caresses

brisant le verrou des digues
il en est ainsi : de l'enfant-feuille !

l'urgence est bleue comme un violon-ciel
une heure la-bas ,
ne sait plus le regard dans une gare
elle ne sait pas ce qu'elle attend !

il pleut dans sa valise !
ecume
alienor wrote on Jan 10, '08
Il pleure des silences...
le silence ne me gêne pas
iL est le pendant de mes mots
échappés de la valise..
Les battements intérieurs
qui conduisent de toi à toi
Mille feuillent
un blanc de nue incertaine
déposé dans un creux hors de la vue,
Un nid de mots lovés en rond
Parce qu'un nid c'est une tranche
de vie en roue libre
un mal du temps
une refonte des idées
sans bruit, du blanc
au bout de la langue....
ça lui évite de fourcher.
je te donne à l écho...
Entre les pétales
Des sillons et des billlons
Comme une marée de terre
Une poussière
Un grain de mémoire.
Aliénor
alienor wrote on Jan 11, '08
a-t-on vu le vide murmurer autre chose qu'une lassitude sans bord , ce n'est pas la création qui est douloureuse , mais le vivre ! mon travail ( à part l'écriture ! ) n'est pas torturé , c'est un partage , une séparation vers l'autre !
H L
alienor wrote on Jan 11, '08
les mots ont des exigences cruelles ,
être eux-mêmes , l'ornement n'est pas leur costume , ni de deuil ni de noce , plaire n'est pas l'objet ni le désir de la fusion de ceux-ci , les mots sont des menteurs nés , des fleurs sans dent pourtant les parfums de coeur meurent , ils n'ont pas vocation à résoudre les allergies temporelles , il suggèrent , sans jamais endiguer le visage de l'autre !
H L
moadi wrote on Jan 11, '08
En regardant ces créations… pourquoi ai-je l’impression d’entendre une âme douloureuse et torturée, à la recherche d’un idéal ? Je suis perturbée… et curieuse.
alienor wrote on Jan 11, '08, edited on Jan 11, '08
BOnsoir Moadi

J'ai d'abord découvert les mots d'ecume et j'ai eu une impression un peu semblable à la tienne avant de voir les sculptures d'Hippolyte. Et comme je suis toujours prompte à imaginer, je voyais en grand. Or j'ai trouvé de la finesse, de l'équilibre et du raffinement dans ses constructions.
Je sais peu d'Hippolyte ; Je sais que ses mots attirent les miens.mais est-il vraiment nécessaire d'en savoir davantage. J'ai cependant rêvé rêvé en lisant ces lignes:

"j'ai été de nombreuses années gardien de phare remplaçant à la Giraglia
dans le Cap Corse
avec pour 3ème compagnon un âne qui se cachait les jours de passation ,
et temps d'oiseaux
et tant
d'amour contrebande !

et Vivaldi
et le concert de Köln de Kett Jarret
et mes fouilles
dans les anciens murs de la léproserie
et oui ont les parquait comme des chiens
sur un un bateau immobile ,
Corse que j'ai pu te maudire pour tes incohérences
et t'aimer pour ta fierté d'homme en liberté !
oublions les souvenirs ! !!!!!!!!
ça vous vieillit un coeur avant l'l'heure "
H L
johal wrote on Jan 11, '08
Je me permets d'exprimer mes impressions intimes : le sculptures d'écume sont étonnantes.Il me semble qu'elles doivent être apprivoisées pour entrer dans leur secret. Car elles paraissent en même temps fragiles et, paradoxalement, porteuses d'une grande force. Et, puis pleine d'un amour de vie. Oui, une très grande tendresse pour le monde extérieur. Tendresse et peut-être hésitations à se laisser aimer.
Les textes sont transcendants.
Maïté, si tu le peux, continue de nous faire connaître ses oeuvres, de lever -un peu- le voile, il y a sans doute beaucoup à apprendre de la beauté du monde à travers ce regard.
Bonne soirée à tous :)
alienor wrote on Jan 11, '08, edited on Jan 11, '08
Merci Johal. C'est un très beau message....très juste aussi.
moadi wrote on Jan 11, '08
Sorry… je ne voulais pas faire d’offense, simplement donner mon impression.
Quand je joue mon harmonica ou ma guitare, quand je sculpte un bout de bois ou pyrograve… j’exprime ce que je ressens, et des créations de Ludo, j’ai ressenti un certain‘besoin’, un certain ‘manque’.
alienor wrote on Jan 12, '08
Mais Monique,...tu n'as offensé personne...au contraire. je pense qu'Hippolyte est très content de voir que tu t'exprimes sur ses créations. Es-tu si loin de la réalité que ça? Pas sûr...Simplement , je ne peux répondre à sa place et actuellement Hippolyte est dans une phase de silence...Mais il lit ce que vous écrivez.
Continue , Moadi à dire ce que tu ressens,c'est toujours très pertinent, plein de sensibilité et je sais qu'ici, tout le monde aime te lire.Tu apportes une touche très personnelle à ces sujets et par le biais de ton blog.
Je t'embrasse.
alienor wrote on Jan 12, '08, edited on Jan 12, '08
" à ses baisers de pierre
le papillon est forgeron

densité
bue aux haleurs des pavots

affleure à l'ecreuse ravine

baies rouges
portées à combustion
par l'oeil qui écoute
par l'eau qui regarde

adossé à de fines lumière
ce fil glacé du miroir
par lequel

clairvoyance
le funambule calcule l'écrit
de sa chute
par lequel
le ressac à ses corps dansés
se retire

à/ailleurs inconnu

d'un craquement délicieux , "
ecume
johal wrote on Jan 13, '08
Poésie
Poésie pure
Brûlante et incarnée
Etincelle et éthérée
Poésie pure
aux doigts d'ailleurs
effleurant l'au-delà des questions
et des sentiments

Merci Maïté
alienor wrote on Jan 13, '08, edited on Jan 14, '08
tu régnais de ces combes obscures
les louves tentures carmes
les genêts aux fines peaux d'abeilles gelées
à recoudre l'armure-femelle du moi-même friable
l'écorce d'une formule ,


temps de mots-cimetière
en nos mémoire d'établis




l'oeil en pierre
dard dans le lait fruité de l'aube ,
peaux de charrette
fumées d'usine
le je electrocuté ,


à ce bois de grève frotté , la sève épineuse du ressac
la plaie aux berges crayeuses
suintant des premiers coquelicots

l'oeil boeuf s'ecoule
à l'enciel sanguine ,


j'ecris ta main dans le sable
jamais le bronze n'en épouse
le geste , jamais !



par les sOeurs du miroir j'os les landes

et voici que l'equerre reviendra aux vieux nichoirs
les oeufs supposeront la syllabe exact
et la crissante semelle des habitudes
reconnaîtra les mésanges d'hivers !
et l'ange son étable de corps humain , "
ecume

(un texte qu'il m'a demandé de mettre ici, car il est une part de ce qu'il revendique. Il est lui.



moadi wrote on Jan 13, '08
Et il est fortement apprécié… merci.
alienor wrote on Jan 14, '08
La petite Sorgue a gelé , rare !!!! trés , et ses berges se déssèchent , squelette que la rosée du matin
orne de diamants , quels amants en ces arbres pendus apprivoisent les corneilles du temps jadis ?Quels yeux de pierre attisent le regard de ces baisers fauvesgenets ? Femme minérale qu'à lie de vin le chêne fit lit de sorgues ,
lit d'une transparence gelée ! )
ecume
alienor wrote on Jan 14, '08, edited on Jan 14, '08
ALPHABET
"Le nu est aveugle ,
seul le touché voit ,

tu as soufflé sur une semence de couleur ,



Blé marin
la ruelle est toute pleine
de tes babillages humains

les pavés sont des moineaux
qui s'envolent sous tes pas

quelle voix est en moi , autre que moi-mème ?

tu bois de son corps-vigne
cépage fertile en oiseaux

je connais leurs moeurs
à ta tendre exigence

je connais tes feuillages intimes

le puit
aux lèvres sucrées
les peaux mouillées de la petite source

si j'étais une femme sans ombre
je serais ta sève nocturne ,



le naufrage crie d'aimer
aboyeurs de couleurs
pur absolu

des terreaux nocturnes ,

où es-tu ?
reflets d'opiacés
ancillaires besognes
des corps écoulés

tourbes , soleils
mes os levain
traverssent la lumière suicidée


mais au fond
bord à bord tranchés
dans une langue noueuse , infini
j'attise tes douves amoureuses
belle dans ma nuit d'absent
j'ecris sur tes nus
ardoises d'un désir sans mot
mais hors à hors

boa et cristal auront le mot de la
fin "
ecume

alienor wrote on Jan 14, '08
Quel age de craie hante
vos ardoises d'enfances ,
d'Alienor naguère d'Hellebore naguère
il est passerelle-marquise
aux isles-galets

à l''yeuse d'encre s'ecrit de mots ,
à luire , dans l'insomnie d'une luciole
je relis les pas de l'autre ,



enfant , je guettais la venue des silex noirs
les comparant à des liserons
car il me semblait croasser de la mème manière
dans une terre mutilée d'eclats , d'obus fleurs ,
et d'autres sons vénéneux ,

eclats d'eclats
que lavait un ciel-bas
dur
crue immobile
nus suintant des baies tranchantes

il pleuvait temps dans ce pays
sans enfance
le préau etait de mains qui lançaient des pierres
aux reflets impubères,
les hirondelles nichaient
dans les yeux morts du vent passé
en éclat
d'éclats

noirs

Mai de mais , savait d'usage lier le roseau
en berges de mains ,

eclat de mains
d'eclats

le geste ré-apprend à dire les os de l'horloge

d'eclat
en eclat

le silex blanc
des liserons
dans
l'eclat ,

de l'oeil carré
l'oeuf du ciseau
en deuil "

alienor wrote on Jan 14, '08
Ecrire dans la marge juste en lisière du jeté sur le sable où les mots dégoulinent de bruine et de larmes du temps.
Prendre une perle et la mirer à la lumière pour faire valser l'arc-en-rêve.
écouter le suave chant d'ulysse sur son île du destin.
Un île . Un point. Un grain d'absence. Un pointillé. Un silence.
Aliénor
alienor wrote on Jan 14, '08
Dieu que c'est beau un arbre qui rouille ! aujourd'hui c'est tramontane , un vent-chat à la fourrure caressante , un touché-aquarelle de gris , de bleus humides ,
et des vols d'étourneaux , un alphabet où puiser les phrases du regard !
ecume
Comment deleted at the request of the author.
alienor wrote on Jan 14, '08
Hier....
La fontaine a gelé
s'enfonçant en silence
dans les diamants
et les couteaux
de l'hiver.
Aujourd'hui
L'automne rouillé
s'est affaissé
en pluie
en gris
Comme mes pensées
mouillées...
Les silences....effacent....les jours......Blanc...blanc...gris...et la nuit.
j'efface mon passage ne laissant qu'un sillage de maux usés....
Aliénor
alienor wrote on Jan 14, '08, edited on Jan 14, '08
tes mots sont loin d'ètre usés , et sillages ils sont grillons d'un murmure bleu ,
la tempète fait rage , chaude il est vrai , mais pas de pluie pour assouvir la terre tourmentée ,
merci de me faire partager tes belles pensées , certe je ne suis pas trés présent ,
mais beaucoup de problèmes techniques me paralyse pour d'autres sentiers !
dommage ! qu'il n'y ait pas le son , on se croirait en mer , les bois de l'air craquent !
ecume
alienor wrote on Jan 14, '08
e veux cependant croire aux étoiles, qu'elles me donnent la force de fixer mon regard là où l'oeil des astres perce la nuit.....
Un caillou, puis un autre caillou et puis une pierre, une forêt de pierres..;ça s'appelle comment? des obstacles de vie...
Alors je regarde les étoiles...et tant pis si parfois elles se mouillent. si elles ont l'humidité des soirs chancelants....
Demain....Le chemin bleu.....
Aliénor
alienor wrote on Jan 14, '08, edited on Jan 14, '08
" serais-tu ombres en friches que nul jamais ,
ne peut voir ou se saisir
ombres écorchées parce qu'elles n'ont pas de sommeil où s'amarrer .
Elles flottent
flanent entre rires et douleurs
ecorces de l'air - de
rien
de chien de bois courant la lande
à la recherche de son ombre ,
sera-t-elle un jour ? paisible , plâne ,
surface d'eau où se voir , s'écouler ,
se boire jusqu'à la boisée des reflets ,
et lambris d'un vieux ciel
ètre l'ombre
de l'or ,

dans la fourrure caressante des roseaux ,

peut-ètre !
Ecume
alienor wrote on Jan 14, '08
Ce soir, j'avais besoin de m'accrocher à des mots....
J'ai peut-être abusé....
johal wrote on Jan 14, '08
Aliénor,
cette suite de texte est magnifique. Grâce à toi, grâce à Ecume, grâce aux mots des uns et des autres, le monde se fait plus supportable.
Peut-on abuser de cela ?
Je t'embrasse
alienor wrote on Jan 14, '08
Merci. Je doute.
Je t'embrasse aussi.
souvienstoi wrote on Jan 15, '08
C'est un plaisir de retrouver le printemps dans la chaleur de tes mots.. magnifique texte ! bise amitié
souvienstoi wrote on Jan 15, '08
Je trouve cela remarquable ! bise amitié
ceriseg1 wrote on Jan 15, '08, edited on Jan 15, '08
Force et fragilité des agencements ...
Equilibres fascinants,
créant des attirances,
nous mettant toujours " au bord de " ...
Jamais ne laissant indifférent ...

Evolutions sans cesse possibles ...
Variables tout en harmonie
qui procurent des sensations,
des exaltations et des apaisements ...
et ouvrent des espoirs ...

Des éphémères qui peuvent perdurer,
un instant peut-être ou ... plus longtemps ...
Tendrement ... Rudement ... Fragilement ...
... Autrement ...
alienor wrote on Jan 15, '08
merci souvienstoi de ton passage. braise de plume/ ecume y sera sensible.

Très beau passage cerise. Il y a de tout ça.Et tu verras...ce n'est pas fini!
Bises à vous. je vais devoir m'absenter un peu, hélas!Vous l'aurez compris, notre famille vit des jours douloureux.

De tout coeur M
braisedeplume wrote on Jan 17, '08
merci Cerise , Moadi et temps , tant d'autres dont je sens , à travers ces lignes , la présence fertile
et amicale ,
" ah ! quelle jolie larme ! on lui donnerait des pétales sans confession ! "
certaines interventions pourraient me servir- matières à une préface , un " livre imaginaire "
laisser à la phrase le libre arbitre
de son propre paysage
elle suggere sans jamais endiguer ,
sa surface , ses couleurs sont sans cesse maternité d'un mouvement ,
c'est souvent un voeux qui reste larme mortes ,
mais si jamais ,elle voudrait naître je l'appellerai : Silence .

flotter hors et dans , lire les variations , l'immédiat des sens .
en quelque sorte , une continuité complémentaire à la sculpture en
mouvement , ce n'est pas tant celui là , mais le partage d'une construction !

mais où es- tu Maïté ? reviens vite !

amitiés
ecume

alienor wrote on Jan 18, '08
Bonsoir à tous . Je suis de retour. Je vous remercie de vos messages de soutien. Pour l'instant , je suis très fatiguée.
Bises à tous et amitiés.

Maïté
alienor wrote on Jan 19, '08
Totem selon ecume

Un fin chemin de sirène
aux amarres de rives incertaines
part fièrement à l'assaut du ciel.
Son horizon zébré d'épousailles
Et de courbes en douce
pianote sur le dos
Des vagues pulsatiles.
Et là sur l'éperon éperdu de fierté,
Court une onde d'harmonie fertile
Dessinant une silhouette
à refrain ethnique.
Aliénor

braisedeplume wrote on Jan 20, '08
" mais où vas-tu chercher tous ces mots , comme si les coquelicots
de nos provences avaient des roues pour traversser à gué l'horloge des
distances !
alienor wrote on Jan 20, '08
Mais comme toi braisedeplume, comme toi, je puise en moi les mots qui sont là, parfois dans un état d'apesanteur de l'esprit....
Je ne connais des provences que le chant des roseaux qui se penchent dans le vent et la mousse des roues dans l'ombre épaisse d'un dimanche de fête aux fleurs sur l'eau. Des gerbes de couleurs, des bouquets du bonheur et un chapeau , un chapeau d'algues vertes ondulant dans tes bras, tous tes bras fleuris des chaudes heures de l'été.Et puis la glace au moulin....
moadi wrote on Jan 20, '08
Alienor peut faire de simples mots une explosion de couleurs… un arc-en ciel d’émotions. Certains respirent et c’est tout… Alienor respire et… VOILÀ !
alienor wrote on Jan 21, '08
Merci Monique....Et mon plaisir, amener les autres à respirer aussi....
alienor wrote on Jan 21, '08, edited on Jan 21, '08
Par la fenêtre se dessinent
le bleu du ciel et ses reflets.
Les Sorgues ont emprisonné
L'été , le courant, les ponts
et l'âme du poète.
à l'ombre de René Char
coulent les jours
Et grincent les aubes.
La mousse roule et gémit
Sous le poids des gouttes,
Tandis que Le Midi frémit à l'Isle
Et que parfois le vent
Balaie les berges.
A la fenêtre du moulin
Coulent les jours
et les bleus à l'âme:
Je reviendrai passer à gué
L'été de tant de Provences
Et si des guirlandes d'algues
enlacent les ponts
Tandis que Les enfants
Plongent dans l'eau,
Sur les rives fleurit l'histoire
Des objets d'un passé à vendre.
Coule L 'IIsle sous les ponts
Des Fontaines à la Sorgue
Et coulent les jours et les années,
Il fait plus bleu désormais
Depuis que la fenêtre
S'est refermée.
Aliénor
johal wrote on Jan 22, '08
Ton voyage, on le suit mot à mot et on s'émerveille à chaque pas :)
alienor wrote on Jan 22, '08
Déclarer son nom

J'avais dix ans.La Sorgue m'enchâssait. Le soleil chantait les heures sur le sage cadran des eaux. L'insouciance et la douleur avaient scellé le coq de fer sur le toit des maisons et se supportaient ensemble.Mais quelle roue dans le coeur de l'enfant aux aguets tournait plus fort, tournait plus vite que celle du moulin dans son incendie blanc?
René Char
alienor wrote on Jan 22, '08
Un oiseau

Un oiseau chante sur un fil
Cette vie simple, à fleur de terre,
Notre enfer s'en réjouit.

Puis le vent commence à souffrir
Et les étoiles s'en avisent.

O folles, de parcourir
Tant de fatalité profonde!

René Char
alienor wrote on Jan 22, '08
Griffe

Marcheur voûté, le ciel s'essoufle vite;
Médiateur, il n'ets pas entendu;
Moi je le peins en bleu sur bleu, or sur noir.
Ce ciel est un cartable d'écolier
Taché de mûres.

René Char
ceriseg1 wrote on Jan 22, '08, edited on Jan 22, '08
Hésitations en devenir ...
... Invitations ...
... Incitations ...
... ... à décliner sans hésitation ...
... ... ... mais en toute émotion ... !!!
alienor wrote on Jan 23, '08
Le loriot

Le loriot entra dans la capitale de l'aube.
L'épée de son chant ferma le lit triste.
Tout à jamais prit fin.

Le 3 septembre 1939
René Char
alienor wrote on Jan 23, '08
La Sorgue

chanson pour Yvonne

Rivière trop tôt partie, d'une traite, sans compagnon,
Donne aux enfants de mon pays le visage de ta passion.

Rivière où l'éclair finit et où commence ma maison,
Qui roule aux marches d'oubli la rocaille de ma raison.


Rivière, en toi terre est frisson, soleil anxiété.
Que chaque pauvre dans sa nuit fasse son pain de ta moisson.


Rivière souvent punie, rivière à l'abandon.


Rivière des apprentis à la calleuse condition,
Il n'est vent qui ne fléchisse à la crête de tes sillons.


Rivière de l'âme vide, de la guenille et du soupçon,
Du vieux malheur qui se dévide, de l'ormeau, de la compassion.


Rivière des farfelus, des fiévreux, des équarrisseurs,
Du soleil lâchant sa charrue pour s'acoquiner au menteur.


Rivière des meilleurs que soi, rivière des brouillards éclos,
De la lampe qui désaltère l'angoisse autour de son chapeau.


Rivière des égards au songe, rivière qui rouille le fer,
Où les étoiles ont cette ombre qu'elles refusent à la mer.


Rivière des pouvoirs transmis et du cri embouquant les eaux,
De l'ouragan qui mord la vigne et annonce le vin nouveau.


Rivière au coeur jamais détruit dans ce monde fou de prison,
Garde-nous violent et ami des abeilles de l'horizon.


René Char, extrait de Fureur et mystère, 1948,
alienor wrote on Jan 24, '08, edited on Jan 24, '08
La fauvette des roseaux

L'arbre le plus exposé à l'oeil du fusil n'est pas un arbre pour son aile.La remuante est prévenue:elle se fera muette en le traversant. La perche de saule happée est à l'instant cédée par l'ongle de la fugitive.Mais dans la touffe de roseaux où elle amerrit, quelles cavatines!C'est ici qu'elle chante, le monde entier le sait.
Ete, rivière, espaces,amants dissimulés, toute une lune d'eau, la fauvette répète:"Libre, libre, libre..."

René Char
alienor wrote on Jan 24, '08, edited on Jan 24, '08
Je vais refermer la porte tout doucement, comme je l'avais entrouverte. je vous laisse entre sculpture et poésie sur ces derniers mots de René Char:
Libre, libre, libre..." c'est ainsi que j'aime à nous imaginer.
Continuez à parcourir comme vous l'avez fait....à apporter votre pierre sur le chemin du partage. Merci d'avoir été si présents.
ceriseg1 wrote on Jan 25, '08, edited on Jan 25, '08
Harmonie si simple et si subtile...
Enchantement vibrant ...
à entendre, à voir, à toucher, à déguster, à sentir et ressentir ...
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braisedeplume wrote on Feb 5, '08
merci cerise , toujours ce sourire affleure du jour ,
presqu'une sonate
dont les instruments seraient
des roseaux "
amitiés
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