| alienor wrote on Jan 7, '08, edited on Jan 10, '08 Si le centre de ce monde est bleu, le corps lové au milieu , genoux au menton, le corps résonne de toutes les ondes, les creux, les lumières et les sensations de la matière...... Aliénor |
| alienor wrote on Jan 7, '08, edited on Jan 10, '08 l'Oeil et son jumO Ou bien l'O de l'Obier Est-ce lui qui nous questionne ou laissons-nous notre pO à la pOrte de l'O de l'Oeil du lOriOt.
Aliénor |
 | Original !!! Cela attise fortement ma curiosité !!!!!!!!!!! à suivre ... Bises |
 | moadi wrote on Jan 8, '08 Please... qui est Hippolyte Ludo que je ne trouve nulle part? Par contre, j’aime la facon originale de ‘décrire’ l’Oeil. |
| alienor wrote on Jan 8, '08, edited on Jan 9, '08 " silences ne sont pas absences , ton regard en moi comme un oiseau-pivoine , sans la fatigue des quotidiens à la distance rabotée de vieux jours ,
j'aime ces grandes terres , oublieuses des noces d'hiver ,
chut , je viendrai à bras invisibles tendre des fils sonores entre les pas qui marchent en toi , "
ecume/braises de plumes/Hippolyte
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| alienor wrote on Jan 8, '08, edited on Jan 9, '08 Braises de plumes "une main fertile à tes sarments s'écoule pétri par le vin en cercles s'enchainent à ta bouche
sous la langue à mûrir , cépages et rives anciennes
embrassent nos noms de feuilles
alisiers à blancheurs pentues bouleaux qui roulent dans l'eau ecorchée cerisiers sauvages à la peau amère chêne qui digère haies de barbelés , baies de miroir , charme qui traverse à gué les distances oublieuses du regard ,
ainsi je garde de ces cOeurs nomades le touché des fruits interdits , les ravines horlogères à la caresse louve ecume/Braises de plumes/Hippolyte
ondes encOre à racines amarrées lève-toi ! nous cheminerons sur les os instables de la lumière écrite sans jamais demander aux ombres portées d'ètre vêtus de nous , "
à ce je jeu pèse l'oeil
du va et viens tu apaises , l'ivraie !
dans les creux-reins faucons et cercles par les shistes bus
tu apprivoises l'envers
la main-lierre aux funèbres blancheurs des iris noirs ,
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 | johal wrote on Jan 9, '08 C'est superbe ! Merci pour cette découverte Aliénor :) |
| Bonjour cerise, bonjour moadi, bonjour johal....et ce n'est pas fini....
Pour répondre à Monique...J'ai retrouvé trace sur le net, pour ma part des expositions et galeries auxquelles Hippolyte a participé, du côté d'Isle sur-la Sorgue. Qui est Hippolyte Ludo? Vous le découvrirez peu à peu....
Bonne journée à vous et bisesssssssssssssss M |
| voilà une explication.... |
 | Je découvre enchanté ces oeuvres , me rendant un peu invisible pour caresser cet art qui démontre un talent certain , j'aime cette Provence !!! ...... bise amitié |
 | Merveilleux talent qui est dessiné dans ces oeuvres!! bise amitié |
 | j'avoue humblement !!!!! je suis baba ! bises de pollen ! |
| Bonsoir Claude, j'ai pensé aussi que je devais partager cette découverte....Ce n'est pas Hippolyte qui mettra ses oeuvres en avant...et c' est dommage. |
| J'aime aussi cette Provence! |
| mais braisedeplume...je te l'avais dit! je savais que cela intéresserait les poémiens. |
| braise de plume définit ses sculptures comme modulaires ou mieux encore comme sculptures magnétiques à disposition variable |
| un ludo est "un lieu de partage...on ne pouvait mieux dire. |
| alienor wrote on Jan 10, '08, edited on Jan 10, '08 c'est l'essens-ciel " quels mots se sont laissé mourir , sans que la parole fut creusée sans que les images en friche ne scellent l'exactitude d'une larme
quelque part dans une gare d'oiseaux !
presque à l'équerre l'oeil-feuille y puisa les caresses
brisant le verrou des digues il en est ainsi : de l'enfant-feuille !
l'urgence est bleue comme un violon-ciel une heure la-bas , ne sait plus le regard dans une gare elle ne sait pas ce qu'elle attend !
il pleut dans sa valise ! ecume |
| Il pleure des silences... le silence ne me gêne pas iL est le pendant de mes mots échappés de la valise.. Les battements intérieurs qui conduisent de toi à toi Mille feuillent un blanc de nue incertaine déposé dans un creux hors de la vue, Un nid de mots lovés en rond Parce qu'un nid c'est une tranche de vie en roue libre un mal du temps une refonte des idées sans bruit, du blanc au bout de la langue.... ça lui évite de fourcher. je te donne à l écho... Entre les pétales Des sillons et des billlons Comme une marée de terre Une poussière Un grain de mémoire. Aliénor |
| a-t-on vu le vide murmurer autre chose qu'une lassitude sans bord , ce n'est pas la création qui est douloureuse , mais le vivre ! mon travail ( à part l'écriture ! ) n'est pas torturé , c'est un partage , une séparation vers l'autre ! H L |
| les mots ont des exigences cruelles , être eux-mêmes , l'ornement n'est pas leur costume , ni de deuil ni de noce , plaire n'est pas l'objet ni le désir de la fusion de ceux-ci , les mots sont des menteurs nés , des fleurs sans dent pourtant les parfums de coeur meurent , ils n'ont pas vocation à résoudre les allergies temporelles , il suggèrent , sans jamais endiguer le visage de l'autre ! H L |
 | moadi wrote on Jan 11, '08 En regardant ces créations… pourquoi ai-je l’impression d’entendre une âme douloureuse et torturée, à la recherche d’un idéal ? Je suis perturbée… et curieuse. |
| alienor wrote on Jan 11, '08, edited on Jan 11, '08 BOnsoir Moadi
J'ai d'abord découvert les mots d'ecume et j'ai eu une impression un peu semblable à la tienne avant de voir les sculptures d'Hippolyte. Et comme je suis toujours prompte à imaginer, je voyais en grand. Or j'ai trouvé de la finesse, de l'équilibre et du raffinement dans ses constructions. Je sais peu d'Hippolyte ; Je sais que ses mots attirent les miens.mais est-il vraiment nécessaire d'en savoir davantage. J'ai cependant rêvé rêvé en lisant ces lignes:
"j'ai été de nombreuses années gardien de phare remplaçant à la Giraglia dans le Cap Corse avec pour 3ème compagnon un âne qui se cachait les jours de passation , et temps d'oiseaux et tant d'amour contrebande !
et Vivaldi et le concert de Köln de Kett Jarret et mes fouilles dans les anciens murs de la léproserie et oui ont les parquait comme des chiens sur un un bateau immobile , Corse que j'ai pu te maudire pour tes incohérences et t'aimer pour ta fierté d'homme en liberté ! oublions les souvenirs ! !!!!!!!! ça vous vieillit un coeur avant l'l'heure " H L |
 | johal wrote on Jan 11, '08 Je me permets d'exprimer mes impressions intimes : le sculptures d'écume sont étonnantes.Il me semble qu'elles doivent être apprivoisées pour entrer dans leur secret. Car elles paraissent en même temps fragiles et, paradoxalement, porteuses d'une grande force. Et, puis pleine d'un amour de vie. Oui, une très grande tendresse pour le monde extérieur. Tendresse et peut-être hésitations à se laisser aimer. Les textes sont transcendants. Maïté, si tu le peux, continue de nous faire connaître ses oeuvres, de lever -un peu- le voile, il y a sans doute beaucoup à apprendre de la beauté du monde à travers ce regard. Bonne soirée à tous :) |
| alienor wrote on Jan 11, '08, edited on Jan 11, '08 Merci Johal. C'est un très beau message....très juste aussi. |
 | moadi wrote on Jan 11, '08 Sorry… je ne voulais pas faire d’offense, simplement donner mon impression. Quand je joue mon harmonica ou ma guitare, quand je sculpte un bout de bois ou pyrograve… j’exprime ce que je ressens, et des créations de Ludo, j’ai ressenti un certain‘besoin’, un certain ‘manque’.
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| Mais Monique,...tu n'as offensé personne...au contraire. je pense qu'Hippolyte est très content de voir que tu t'exprimes sur ses créations. Es-tu si loin de la réalité que ça? Pas sûr...Simplement , je ne peux répondre à sa place et actuellement Hippolyte est dans une phase de silence...Mais il lit ce que vous écrivez. Continue , Moadi à dire ce que tu ressens,c'est toujours très pertinent, plein de sensibilité et je sais qu'ici, tout le monde aime te lire.Tu apportes une touche très personnelle à ces sujets et par le biais de ton blog. Je t'embrasse. |
| alienor wrote on Jan 12, '08, edited on Jan 12, '08 " à ses baisers de pierre le papillon est forgeron
densité bue aux haleurs des pavots
affleure à l'ecreuse ravine
baies rouges portées à combustion par l'oeil qui écoute par l'eau qui regarde
adossé à de fines lumière ce fil glacé du miroir par lequel
clairvoyance le funambule calcule l'écrit de sa chute par lequel le ressac à ses corps dansés se retire
à/ailleurs inconnu
d'un craquement délicieux , " ecume |
 | johal wrote on Jan 13, '08 Poésie Poésie pure Brûlante et incarnée Etincelle et éthérée Poésie pure aux doigts d'ailleurs effleurant l'au-delà des questions et des sentiments
Merci Maïté |
| alienor wrote on Jan 13, '08, edited on Jan 14, '08 tu régnais de ces combes obscures les louves tentures carmes les genêts aux fines peaux d'abeilles gelées à recoudre l'armure-femelle du moi-même friable l'écorce d'une formule ,
temps de mots-cimetière en nos mémoire d'établis
l'oeil en pierre dard dans le lait fruité de l'aube , peaux de charrette fumées d'usine le je electrocuté ,
à ce bois de grève frotté , la sève épineuse du ressac la plaie aux berges crayeuses suintant des premiers coquelicots
l'oeil boeuf s'ecoule à l'enciel sanguine ,
j'ecris ta main dans le sable jamais le bronze n'en épouse le geste , jamais !
par les sOeurs du miroir j'os les landes
et voici que l'equerre reviendra aux vieux nichoirs les oeufs supposeront la syllabe exact et la crissante semelle des habitudes reconnaîtra les mésanges d'hivers ! et l'ange son étable de corps humain , " ecume
(un texte qu'il m'a demandé de mettre ici, car il est une part de ce qu'il revendique. Il est lui.
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 | moadi wrote on Jan 13, '08 Et il est fortement apprécié… merci. |
| La petite Sorgue a gelé , rare !!!! trés , et ses berges se déssèchent , squelette que la rosée du matin orne de diamants , quels amants en ces arbres pendus apprivoisent les corneilles du temps jadis ?Quels yeux de pierre attisent le regard de ces baisers fauvesgenets ? Femme minérale qu'à lie de vin le chêne fit lit de sorgues , lit d'une transparence gelée ! ) ecume |
| alienor wrote on Jan 14, '08, edited on Jan 14, '08  ALPHABET "Le nu est aveugle , seul le touché voit ,
tu as soufflé sur une semence de couleur ,
Blé marin la ruelle est toute pleine de tes babillages humains
les pavés sont des moineaux qui s'envolent sous tes pas
quelle voix est en moi , autre que moi-mème ?
tu bois de son corps-vigne cépage fertile en oiseaux
je connais leurs moeurs à ta tendre exigence
je connais tes feuillages intimes
le puit aux lèvres sucrées les peaux mouillées de la petite source
si j'étais une femme sans ombre je serais ta sève nocturne ,
le naufrage crie d'aimer aboyeurs de couleurs pur absolu
des terreaux nocturnes ,
où es-tu ? reflets d'opiacés ancillaires besognes des corps écoulés
tourbes , soleils mes os levain traverssent la lumière suicidée
mais au fond bord à bord tranchés dans une langue noueuse , infini j'attise tes douves amoureuses belle dans ma nuit d'absent j'ecris sur tes nus ardoises d'un désir sans mot mais hors à hors
boa et cristal auront le mot de la fin " ecume
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| Quel age de craie hante vos ardoises d'enfances , d'Alienor naguère d'Hellebore naguère il est passerelle-marquise aux isles-galets
à l''yeuse d'encre s'ecrit de mots , à luire , dans l'insomnie d'une luciole je relis les pas de l'autre ,
enfant , je guettais la venue des silex noirs les comparant à des liserons car il me semblait croasser de la mème manière dans une terre mutilée d'eclats , d'obus fleurs , et d'autres sons vénéneux ,
eclats d'eclats que lavait un ciel-bas dur crue immobile nus suintant des baies tranchantes
il pleuvait temps dans ce pays sans enfance le préau etait de mains qui lançaient des pierres aux reflets impubères, les hirondelles nichaient dans les yeux morts du vent passé en éclat d'éclats
noirs
Mai de mais , savait d'usage lier le roseau en berges de mains ,
eclat de mains d'eclats
le geste ré-apprend à dire les os de l'horloge
d'eclat en eclat
le silex blanc des liserons dans l'eclat ,
de l'oeil carré l'oeuf du ciseau en deuil "
|
| Ecrire dans la marge juste en lisière du jeté sur le sable où les mots dégoulinent de bruine et de larmes du temps. Prendre une perle et la mirer à la lumière pour faire valser l'arc-en-rêve. écouter le suave chant d'ulysse sur son île du destin. Un île . Un point. Un grain d'absence. Un pointillé. Un silence. Aliénor |
| Dieu que c'est beau un arbre qui rouille ! aujourd'hui c'est tramontane , un vent-chat à la fourrure caressante , un touché-aquarelle de gris , de bleus humides , et des vols d'étourneaux , un alphabet où puiser les phrases du regard ! ecume |
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| Hier.... La fontaine a gelé s'enfonçant en silence dans les diamants et les couteaux de l'hiver. Aujourd'hui L'automne rouillé s'est affaissé en pluie en gris Comme mes pensées mouillées... Les silences....effacent....les jours......Blanc...blanc...gris...et la nuit. j'efface mon passage ne laissant qu'un sillage de maux usés.... Aliénor |
| alienor wrote on Jan 14, '08, edited on Jan 14, '08 tes mots sont loin d'ètre usés , et sillages ils sont grillons d'un murmure bleu , la tempète fait rage , chaude il est vrai , mais pas de pluie pour assouvir la terre tourmentée , merci de me faire partager tes belles pensées , certe je ne suis pas trés présent , mais beaucoup de problèmes techniques me paralyse pour d'autres sentiers ! dommage ! qu'il n'y ait pas le son , on se croirait en mer , les bois de l'air craquent ! ecume |
| e veux cependant croire aux étoiles, qu'elles me donnent la force de fixer mon regard là où l'oeil des astres perce la nuit..... Un caillou, puis un autre caillou et puis une pierre, une forêt de pierres..;ça s'appelle comment? des obstacles de vie... Alors je regarde les étoiles...et tant pis si parfois elles se mouillent. si elles ont l'humidité des soirs chancelants.... Demain....Le chemin bleu..... Aliénor |
| alienor wrote on Jan 14, '08, edited on Jan 14, '08 " serais-tu ombres en friches que nul jamais , ne peut voir ou se saisir ombres écorchées parce qu'elles n'ont pas de sommeil où s'amarrer . Elles flottent flanent entre rires et douleurs ecorces de l'air - de rien de chien de bois courant la lande à la recherche de son ombre , sera-t-elle un jour ? paisible , plâne , surface d'eau où se voir , s'écouler , se boire jusqu'à la boisée des reflets , et lambris d'un vieux ciel ètre l'ombre de l'or ,
dans la fourrure caressante des roseaux ,
peut-ètre ! Ecume |
| Ce soir, j'avais besoin de m'accrocher à des mots.... J'ai peut-être abusé.... |
 | johal wrote on Jan 14, '08 Aliénor, cette suite de texte est magnifique. Grâce à toi, grâce à Ecume, grâce aux mots des uns et des autres, le monde se fait plus supportable. Peut-on abuser de cela ? Je t'embrasse
|
| Merci. Je doute. Je t'embrasse aussi. |
 | C'est un plaisir de retrouver le printemps dans la chaleur de tes mots.. magnifique texte ! bise amitié |
 | Je trouve cela remarquable ! bise amitié |
 | ceriseg1 wrote on Jan 15, '08, edited on Jan 15, '08 Force et fragilité des agencements ... Equilibres fascinants, créant des attirances, nous mettant toujours " au bord de " ... Jamais ne laissant indifférent ...
Evolutions sans cesse possibles ... Variables tout en harmonie qui procurent des sensations, des exaltations et des apaisements ... et ouvrent des espoirs ...
Des éphémères qui peuvent perdurer, un instant peut-être ou ... plus longtemps ... Tendrement ... Rudement ... Fragilement ... ... Autrement ... |
| merci souvienstoi de ton passage. braise de plume/ ecume y sera sensible.
Très beau passage cerise. Il y a de tout ça.Et tu verras...ce n'est pas fini! Bises à vous. je vais devoir m'absenter un peu, hélas!Vous l'aurez compris, notre famille vit des jours douloureux.
De tout coeur M |
 | merci Cerise , Moadi et temps , tant d'autres dont je sens , à travers ces lignes , la présence fertile et amicale , " ah ! quelle jolie larme ! on lui donnerait des pétales sans confession ! " certaines interventions pourraient me servir- matières à une préface , un " livre imaginaire " laisser à la phrase le libre arbitre de son propre paysage elle suggere sans jamais endiguer , sa surface , ses couleurs sont sans cesse maternité d'un mouvement , c'est souvent un voeux qui reste larme mortes , mais si jamais ,elle voudrait naître je l'appellerai : Silence .
flotter hors et dans , lire les variations , l'immédiat des sens . en quelque sorte , une continuité complémentaire à la sculpture en mouvement , ce n'est pas tant celui là , mais le partage d'une construction !
mais où es- tu Maïté ? reviens vite !
amitiés ecume
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| Bonsoir à tous . Je suis de retour. Je vous remercie de vos messages de soutien. Pour l'instant , je suis très fatiguée. Bises à tous et amitiés.
Maïté |
| Totem selon ecume
Un fin chemin de sirène aux amarres de rives incertaines part fièrement à l'assaut du ciel. Son horizon zébré d'épousailles Et de courbes en douce pianote sur le dos Des vagues pulsatiles. Et là sur l'éperon éperdu de fierté, Court une onde d'harmonie fertile Dessinant une silhouette à refrain ethnique. Aliénor
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 | " mais où vas-tu chercher tous ces mots , comme si les coquelicots de nos provences avaient des roues pour traversser à gué l'horloge des distances ! |
| Mais comme toi braisedeplume, comme toi, je puise en moi les mots qui sont là, parfois dans un état d'apesanteur de l'esprit.... Je ne connais des provences que le chant des roseaux qui se penchent dans le vent et la mousse des roues dans l'ombre épaisse d'un dimanche de fête aux fleurs sur l'eau. Des gerbes de couleurs, des bouquets du bonheur et un chapeau , un chapeau d'algues vertes ondulant dans tes bras, tous tes bras fleuris des chaudes heures de l'été.Et puis la glace au moulin.... |
 | moadi wrote on Jan 20, '08 Alienor peut faire de simples mots une explosion de couleurs… un arc-en ciel d’émotions. Certains respirent et c’est tout… Alienor respire et… VOILÀ ! |
| Merci Monique....Et mon plaisir, amener les autres à respirer aussi.... |
| alienor wrote on Jan 21, '08, edited on Jan 21, '08 Par la fenêtre se dessinent le bleu du ciel et ses reflets. Les Sorgues ont emprisonné L'été , le courant, les ponts et l'âme du poète. à l'ombre de René Char coulent les jours Et grincent les aubes. La mousse roule et gémit Sous le poids des gouttes, Tandis que Le Midi frémit à l'Isle Et que parfois le vent Balaie les berges. A la fenêtre du moulin Coulent les jours et les bleus à l'âme: Je reviendrai passer à gué L'été de tant de Provences Et si des guirlandes d'algues enlacent les ponts Tandis que Les enfants Plongent dans l'eau, Sur les rives fleurit l'histoire Des objets d'un passé à vendre. Coule L 'IIsle sous les ponts Des Fontaines à la Sorgue Et coulent les jours et les années, Il fait plus bleu désormais Depuis que la fenêtre S'est refermée. Aliénor |
 | johal wrote on Jan 22, '08 Ton voyage, on le suit mot à mot et on s'émerveille à chaque pas :) |
| Déclarer son nom
J'avais dix ans.La Sorgue m'enchâssait. Le soleil chantait les heures sur le sage cadran des eaux. L'insouciance et la douleur avaient scellé le coq de fer sur le toit des maisons et se supportaient ensemble.Mais quelle roue dans le coeur de l'enfant aux aguets tournait plus fort, tournait plus vite que celle du moulin dans son incendie blanc? René Char |
| Un oiseau
Un oiseau chante sur un fil Cette vie simple, à fleur de terre, Notre enfer s'en réjouit.
Puis le vent commence à souffrir Et les étoiles s'en avisent.
O folles, de parcourir Tant de fatalité profonde!
René Char |
| Griffe
Marcheur voûté, le ciel s'essoufle vite; Médiateur, il n'ets pas entendu; Moi je le peins en bleu sur bleu, or sur noir. Ce ciel est un cartable d'écolier Taché de mûres.
René Char |
 | ceriseg1 wrote on Jan 22, '08, edited on Jan 22, '08 Hésitations en devenir ... ... Invitations ... ... Incitations ... ... ... à décliner sans hésitation ... ... ... ... mais en toute émotion ... !!! |
| Le loriot
Le loriot entra dans la capitale de l'aube. L'épée de son chant ferma le lit triste. Tout à jamais prit fin.
Le 3 septembre 1939 René Char |
|  La Sorgue
chanson pour Yvonne
Rivière trop tôt partie, d'une traite, sans compagnon, Donne aux enfants de mon pays le visage de ta passion.
Rivière où l'éclair finit et où commence ma maison, Qui roule aux marches d'oubli la rocaille de ma raison.
Rivière, en toi terre est frisson, soleil anxiété. Que chaque pauvre dans sa nuit fasse son pain de ta moisson.
Rivière souvent punie, rivière à l'abandon.
Rivière des apprentis à la calleuse condition, Il n'est vent qui ne fléchisse à la crête de tes sillons.
Rivière de l'âme vide, de la guenille et du soupçon, Du vieux malheur qui se dévide, de l'ormeau, de la compassion.
Rivière des farfelus, des fiévreux, des équarrisseurs, Du soleil lâchant sa charrue pour s'acoquiner au menteur.
Rivière des meilleurs que soi, rivière des brouillards éclos, De la lampe qui désaltère l'angoisse autour de son chapeau.
Rivière des égards au songe, rivière qui rouille le fer, Où les étoiles ont cette ombre qu'elles refusent à la mer.
Rivière des pouvoirs transmis et du cri embouquant les eaux, De l'ouragan qui mord la vigne et annonce le vin nouveau.
Rivière au coeur jamais détruit dans ce monde fou de prison, Garde-nous violent et ami des abeilles de l'horizon.
René Char, extrait de Fureur et mystère, 1948, |
| alienor wrote on Jan 24, '08, edited on Jan 24, '08 La fauvette des roseaux
L'arbre le plus exposé à l'oeil du fusil n'est pas un arbre pour son aile.La remuante est prévenue:elle se fera muette en le traversant. La perche de saule happée est à l'instant cédée par l'ongle de la fugitive.Mais dans la touffe de roseaux où elle amerrit, quelles cavatines!C'est ici qu'elle chante, le monde entier le sait. Ete, rivière, espaces,amants dissimulés, toute une lune d'eau, la fauvette répète:"Libre, libre, libre..."
René Char |
| alienor wrote on Jan 24, '08, edited on Jan 24, '08 Je vais refermer la porte tout doucement, comme je l'avais entrouverte. je vous laisse entre sculpture et poésie sur ces derniers mots de René Char: Libre, libre, libre..." c'est ainsi que j'aime à nous imaginer. Continuez à parcourir comme vous l'avez fait....à apporter votre pierre sur le chemin du partage. Merci d'avoir été si présents. |
 | ceriseg1 wrote on Jan 25, '08, edited on Jan 25, '08 Harmonie si simple et si subtile... Enchantement vibrant ... à entendre, à voir, à toucher, à déguster, à sentir et ressentir ... |
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 | merci cerise , toujours ce sourire affleure du jour , presqu'une sonate dont les instruments seraient des roseaux " amitiés |
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