Blog EntryBONNE ANNEE 2010Dec 29, '09 4:30 PM
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Souhaits soufflés, blowind in the wind
                          Sourires sous les lampions de la fête.
                                             Pas de regrets pour l'année passée.
Remember my friend
là-haut, tout là haut vers les étoiles
le bateau échoué au bord du rêve
et les paupières ourlées de givre.
                                This is my way, mon sentier
                                            mais dans la main, jour après jour
                                                         visages ambrés, introspection
                                                                       à la lueur des bougies
                                                                                        qui vacillent comme les heures
                                                                                                                 à venir sur la crête d'écume.
 
                                                           La main dessine des volutes
                                                   fumées d'or déposées sur la nudité
                                        Demain, dis-moi la chanson
                                 de l'espoir qui s'enroule
                     Comme une mèche de cheveux.
 
  On n'a plus dix-sept ans sur les lèvres
                mais des mots, des mots mêlés
                            emmêlés qui tintent comme cailloux
                                         Dans le lit des rivières prospères.
 
                                                                                                     Comment ça va sur la terre
                                                                                            en désaccords et raccords
                                                                                de pianos cahotants leurs notes?
                                                                  Mais le dernier soir , l'espoir
                                                     d'un printemps des sables aurifères
                                            des paillettes au fond des yeux.
                                Et l'année nouvelle, les voeux

Si tu veux, l'année: on est partants.


Blog EntryLe PELERIN: LE REPOSDec 17, '09 9:19 AM
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LE PELERIN: LE REPOS, sculpture de DANIELLE BIGATA

http://www.bigata.com/

"Il a marché longtemps, ses veines gonflées en témoignent.

Sur le chemin de retour, il fait halte au "Prieuré de Cayac", où il sait que depuis le XIII ème siècle les pèlerins  sont accueillis...

Il nous offre la sérénité intérieure qu'il a acquise.

Après avoir vécu toutes les expériences de son long périple.


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Le pèlerin

 

Vêtu de sa cape alourdie par les  notes  fantasques du vent,

Portant la richesse de toutes les  bribes de ses silences,

 Il a parcouru tous les horizons  au rythme de ses rêves les plus fous.

Les fougères ont enlacé ses chevilles malmenées

Et les ruisseaux, rafraîchi  ses veines et ses paumes écorchées.

Aveuglé par les tourbillons et les  grains de poussière

Il a parfois dû momentanément renoncer.

Nourri du chant des oiseaux et du halo pur des aurores ,

Ses lèvres se sont scellées aux heures écrasantes du jour à son apogée.

Il a péniblement avancé , voûté   sur son solide bourdon.

Sa main lourde s’ appuyait  sur le pommeau luisant

Sur  ce bois  cueilli  ,comme il se doit,  à la pleine lune

En morte sève et mis à sommeiller jusqu’à l’heure

De s’élancer dans les paysages aux brumes fantomatiques.

Il a dormi à la belle étoile, celle du berger à la houppelande,

S’est tenu pieusement et comme une ombre en haut de la dune,

Ne laissant à chaque départ qu’une  empreinte chaude au  creux du sable.

Parfois la forêt et les sentiers ont retenti de ses pleurs :

Cent fois il faillit abandonner !

Son langage s’est forgé immobile et bossué en se frottant à ses peurs,

A ses ardeurs toujours renouvelées et à la grandeur de ses doutes.

Sa peau s’est patinée à l’amble de son bourdon :

Il est devenu chêne, nervuré , à l’écorce pétrie de fatigue.

Ses pas portaient tant de plaies ,tant  de crevasses , malgré cela

Il réussit à magnifier la souffrance jusqu’à s’illuminer.

Tendu comme un arc vers l’ultime but des jacquets,

Il a tant cherché la réconciliation avec cet autre lui-même,

Qu’un jour béni , aux pieds de Saint Jacques il s’est jeté.

Le voilà de  retour, le temps d’une halte,  à l’ombre du prieuré .

Au bord de l’Eau Bourde, sous les arbres, avec sa fidèle coquille.

Le voyageur sans bagages songe à tout ce qui en lui a changé.


Maïté L




Blog EntryAu pays du soleil LevantDec 13, '09 4:03 PM
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                                                        Marithé W

                                                    http://ceriseg1.multiply.com/photos/album/110/_Au_pays_du_soleil_levant_...


            Derrière les montagnes, les mille montagnes

de l’aube

Les étoiles ont plongé comme  des naïades avec de l’or

plein la robe

Et le soleil, mille rayons de soleil couronnent

les promesses

De ce monde  si loin des hommes, sur le chemin

de l’ivresse.

Montagnes en fleurs

Bonbons et berlingots

De l’ambre au bonheur

Parfum menthe à l’eau .

Gingembre et lavande

D’anis en éclats de rire

Feux-follets dans la lande

Tout concourt à nous éblouir.

Sur les montagnes, les mille montagnes

du matin

Nos pas et nos rêves gambadent en souliers

de satin.

Nos pensées se font légères dans la clarté

nacrée

Où le regard cherche  la fleur  ou le fruit de cet instant

sucré.

Maïté L



Blog EntryREFLETS D''HIVER_2Dec 8, '09 11:36 AM
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                                           REFLETS      D'HIVER



Dans le gris du ciel jusqu’à la pointe du soir

       Je note sur l’ombre portée à bras le corps

               Les reflets mêlés, tête à tête,

                         Comme des paroles enrouées de chien errant.

 Et puis, la paresse sur la langue

                       Et les mots,

                     les phrases réverbères

              Creusés dans le lit froid de l’hiver.

L’humidité stagne sur la lame du ciel

Et sous les pas s’entend l’écho des draps froissés .

Les points de rupture, en aiguilles et  suture,

Les derniers grains de sel fondent en éclats d’absence.

          Gris, gris, tout est gris.

                  Les arbres ont déposé les armes

                            Dans la courbe stérile du néant.

Tout s’en va ; rien ne s’étale en palabre ;

Les accents vrillent sang sur la frange

Aux berges du promeneur esseulé.

                          Nerfs,

                               nervures,

                                      pensées déracinées

L’onde est muette en bulbes et frissons.

                              Les feuilles .

                      Passe une flottille linéaire,

                   Les feuilles et rien d’autre

            Je, tu sur l’autre rive

L’impossible,

           l’homme

                   et les faits 

                                   divers.


Blog EntryUn été près de CollioureNov 30, '09 4:03 PM
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        http://ceriseg1.multiply.com/photos/album/108/_Aux_environs_de_Collioure_...





L’été à  Collioure
Tout bruit
Terres,
      eaux,
                monts
                            et  ciels.
La porte s’ouvre sur les berges arrondies à saveur de  fruits,
Des sables barbouillés  de mille  bulles de gaieté.
Le regard caresse les arbres plumetis
Déployés en souples éventails
Comme habités d’ocelles où se trame la lumière.
             Arbres à portée de rêve et  hors d’assaut de brise
                          Semblant ici
                                          Jardiner
  Où  les buissons fleurs fruitées éclatent  en cornes                    d’abondance.
Nul tangage sur la profondeur opacifiée  des eaux
 Là où se sculpte la puissance d’un glacis bleu
Incrusté dans la ligne de terre en feu ou vermeille.
Et d’un pont vagabond,
Le charme d’une sardane
Le pied, la main, le corps fœtal
       Jusqu’à
           se blottir entre les mamelles pérennes des Pyrénées
                Gonflées de paysages.
Et puis
          Effeuiller le ciel
                  De mille et une feuilles où s’écrit
                                                                  La transparence .
                                                                                       

                                                                                     30/11/09

Blog EntryFil d'automneNov 24, '09 4:12 AM
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Paroles d’automne posées
Au creux du ruisseau.

Dans l’herbe , les feuilles

La vie, le souvenir des rêves
Chamaniques.

Le chêne se dore et s’élance

Derniers feux, sublime lumière.
L’automne au détour du chemin

Pies aigrillardes, geais batailleurs

Au sol , toute une vie minuscule
D’espoir.
24/11/2009




Blog EntryLe monde du silenceNov 23, '09 4:48 AM
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Solitude ensoleillée
.

                                                  ci-gît le Cataclysme Klaus
                au  cimetière des cimes.
 
Sur la zone désertée des oiseaux

       Pleure la pâle résine
             En signes de mauvais sang.

Au sol les souches se dessèchent
Ou pathétiques pieuvres pantelantes
Rivalisent avec les survivants tels des roseaux
Promis aux prochains  assauts pugnaces des éléments.
                                                                                       
                                                                                         23/11/09


Blog EntryLes quaisNov 21, '09 6:13 AM
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Hier...

Dans le Port de la Lune
Les flots de la Garonne
Prenaient des airs de lagune.
Parés de leurs reflets d’argent, ils allaient
A la rencontre de la flèche Saint Michel.
Au loin Le Pont de Pierre
Et la frise de la Ville se dessinaient
Sur un ciel étonnamment gris , bistre et bleuté.


Aujourd’hui...

Sur la Garonne à marée basse
Emergent les traîtres épaves d’un temps de grimace,
De poudre, de sang et d’occupation des jours amers.
Au nord une barre de brume  mauve plombe encore
Le Pont d’Aquitaine et les Hauts de Lormont aux feuillages d’or,
Tandis qu’au sud, le Pont De Pierre majestueux accroche le regard.
En toutes saisons le passant s’attarde et n’en finit pas de rêver
Sur les flots veloutés du Port de la Lune aux allures de lagune.

17/18 novembre 2009




Blog EntryAUX TEMPS DE BURDIGALANov 13, '09 12:28 AM
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le Palais Gallien, amphithéâtre et des détailsde mosaïques provenant de villas gallo romaines




Aux temps de Burdigala

 fondation d’une cité marchande qui prit le nom de BORDEAUX au Moyen-Age

« Burdigala se trouve au carrefour des voies de communication, entre l’Atlantique et la Méditerranée, entre les pays de Loire et les Charentes vers les Pyrénées et la péninsule ibérique, la ville devient une place commerciale essentielle sur la route de l’étain. Le voyage commence dans les mines de Cornouailles de l’actuel Pays de Galles pour desservir le monde antique, grand consommateur de ce métal, nécessaire avec le cuivre pour fabriquer le bronze. »
Le trafic a été mis en place depuis l’âge de bronze concernant l’étain et l’ambre venant de la Baltique.


« A bord de petits bateaux en osier recouverts de peaux, à voiles de cuir, les commerçants phéniciens puis romains remontent facilement l’océan jusqu’au-dessus de Toulouse.
Là par portage assuré sur 80 km par bête bâtée, le transport de frêt jusqu’aux eaux de l’Aude donne accès à la Méditerranée.


Les Bituriges Vivisques surent très bien prendre des dispositions pour percevoir des taxes sur tout navire passant devant chez eux. En quelques décades, ils furent ainsi en mesure de contrôler le trafic de l’étain et de surcroît , la plupart des échanges entre la Méditerranée et l’Atlantique . »


Burdigala, fondée au III ème siècle avant Jésus-Christ est un port où les bateaux sont à l’abri des tempêtes et des voleurs.
Cependant, les fouilles archéologiques menées des les années 20 à Bordeaux, ont mis au jour des habitats protohistoriques du 5ème siècle avant Jésus-Christ. Ce qui nous amène à une occupation du territoire bien avant le 3ème siècle avant J.-C.
Dès la fin du II ème siècle avant J-C les Bituriges Vivisques ont acquis une réputation de métallurgistes et de commerçants avisés. »

En se soumettant à Rome en 56 av. J.-C., Burdigala devient un "emporium" du monde romain, l’un des comptoirs commerciaux d’un vaste empire qui s'étendra bientôt de l’Angleterre à l’Egypte.

Les navires grecs, bretons, ibères ou celtes se côtoient dans le port de la ville. On y échange toujours l’étain, mais aussi des outils, de la céramique grecque ou du cuivre d’Espagne, du blé et des produits méditerranéens. Le vin commence rapidement à être produit sur place après l’adaptation d’un cépage importé d’Albanie, la "biturica".
introduction du livre« Quand les Anglais vendangeaient l’Aquitaine » D’Aliénor à Jeanne D’Arc »  par
Jean-Marc Soyez
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Quelques précisions supplémentaires acquises au cours d’une conférence et de lectures complémentaires:

La signification étymologique  de  BURDIGALA fait toujours  à ce jour l’objet d’hypothèses : il y a sans doute le mot « bourg  de»

Les Bituriges vivisques, peuple celte, venu probablement de Bourges : Bituriges signifie LES SEIGNEURS. Vivisques veut dire  DEPLACE en gaulois. Ils se sont fondus dans la civilisation gallo romaine et  sont devenus fidèles à Rome par intérêt

Le Port antique (aujourd’hui quartier Saint Pierre) bénéficiait de la profondeur conséquente d’un fleuve  GARONNA (7 m de profondeur) et deux rivières aujourd’hui  canalisées en réseau souterrain s’y déversaient : Le Peugue et la Devèze.Ces deux rivières ont permis des installations annexes du port, abritées, permettant de stocker la marchandise dans des entrepôts.
 

Dès le I er siècle de notre ère, le vin est devenu très important. Les taxes prélevées lors de leur importation de la Méditerranée dans Burdigala étaient telles que les habitants ont décidé d’implanter une   vitis vinifera(la vigne sauvage existait déjà)qui résisterait à l’humidité et au froid .
Le cépage initial « BASILICA », « BITURICA »vient sans doute de Macédoine. Rapidement a été produit un vin intéressant qui se révélait un vin de garde.

A noter que le mot BARRICADE vient de barrique car on protestait en élevant des barrages de barriques. Quant à BITURE ? Qui sait s’il n’ a pas à voir avec les Bituriges ?

sous AUGUSTE  , les architectes romains dessinent le tracé de la ville autour des axes perpendiculaires CARDO et DECUMANUS(aujourd’hui respectivement Axe nord –sud de la rue Sainte Catherine et axe ouest-est de la rue Porte-Dijeaux)

Sous VESPASIEN, Burdigala est moins importante que MEDIOLANUM SANTONUM(Saintes). Elle la supplantera avec ses 126 ha  au III ème siècle après JC.

Decimus Magnus Ausonius: poète né et mort à Burdigala (310-395), fils du médecin bazadais Julius Ausonius et de la dacquoise Emilia Aeonie.Grammaticus, il occupe une chaire de Rhetor à l'Auditorium de Burdigala ( Université créée autour les années 290); il fut ensuite précepteur du jeune Gratien à la cour impériale de Trèves, devint Préfet du Prétoire puis Consul, et obtint un siège curule à Rome.
 
Ausone possédait de nombreuses propriétés en Aquitaine dont une en Pagus Novarus, près des terres de Saint Seurin,( à Caudéran) à proximité des ruines du Palais Gallien qu' il ne mentionne jamais dans ses descriptions de la région. Il avait aussi une propriété viticole à Saint Emilion car à cette époque les riches villas gallo romaines s’installèrent sur les rives de la Garonne et la polyculture vivrière se développa: vigne , céréales, légumineuses à laquelle il fallait ajouter la pêche ( le  saumon était très abondant , conservé dans le sel et la saumure…Et on nourrissait les poules avec du caviar !!!!!!!!!!!!)Il y avait des vignes tout autour de la ville.


AUSONE était professeur de la très grande Université de Burdigala dont on ne connaît pas l’emplacement. Mais on sait par des écrits qu’elle avait un grand nombre d’étudiants : 200. Elle formait les élites dirigeantes impériales.

AUSONE fait mention dans ses écrits des embarras de circulation dans Burdigala. Il dit que la ville était invivable.Aux premiers siècle de notre ère, Burdigala s’étendait sur 25 ha et comptait déjà 15000 habitants.On comprend pourquoi il a fallu rapidement pousser les limites du castrum initial

Pour en savoir plus sur Ausone:
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1845_num_6_1_451924

A noter que deux noms qualifiant les petits cours d’eau se jetant dans la Garonne ont des origines bretonnes. Pas étonnant puisque la ville de Burdigala était en relation étroite avec Nantes pour le commerce :

ESTEY :Nom d'origine celto bretonne (ster=rivière)donné aux petits cours d'eau qui se jettent dans la Garonne. Sur le site de Burdigala les esteys sont les effluents des nombreuses sources.

JALLE:Autre nom celto breton (chall,jall=flux) donné localement aux petites rivières se jetant dans le fleuve(Dans la banlieue bordelaise, on trouve la ville de  Saint Médard-en-Jalle) .

Je remercie ceux grâce à qui j'ai pu en savoir un peu plus sur cette ville que j'aime: Ségolène LEFEVRE(Elle a écrit "Les Femmes et l'amour du vin, de l'antiquité à nos jours), Yves SIMONE qui m'a donné le goût de découvrir la ville, les guides qui nous informent lors des fouilles dans la ville et Le MUSEE D'AQUITAINE, qui retrace la vie de la ville et de la région des origines à nos jours.
Pour en savoir plus sur le Musée d'Aquitaine:
http://www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpb=true&_pageLabel=pgSomRub11&classofcontent=sommaire&id=1090


en 1881, la Commission de Publication des Archives municipales confia à Camille Jullian la tâche de publier un recueil des inscriptions romaines de la ville.Le premier tome comprend les inscriptions antérieures à l'an 300 et l'apparition des premières inscriptions chrétiennes(850 textes lapidaires). Ceci est composé de dédicaces, épitaphes, sceaux, marques de fabrique, graffiti
pour en savoir plus sur ces textes:

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-4874_1887_num_7_1_7752


Blog Entryune marque d'amitié/un duoNov 10, '09 3:34 PM
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c'était en mai. lorsque je pénétrai dans le jardin, le merle perché sur le toit des voisins m'accueillit avec force cris: il tenait absolument à communiquer. Je ne compris que plus tard que son petit était tombé du nid.



Je t'offre quelques mots...
 
Je t'écris sans raison
Comme une simple amie,
Laissant à ta saison
Mille roses fleuries,
*
Je t'offre quelques mots
De cet espoir qui rampe,
Ce soleil au stylo
Est celui qui le trempe...
*
Et je t'attends demain
Au coin de ton sourire,
Ton poème à la main,
Pour revenir te lire !
 
Fleurette à Maité, 11/09


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Les mots amis et les roses
Je les couche en  papier de soie
et doucement, sur mon coeur je les dépose.

L'automne et la pluie incessante
Ont gaspillé leurs  derniers pétales
symboles de l'été ,saison si  avenante.

Il nous faut maintenant regarder
vers les frissons et les flaques
Tiens! deux camélias ont fait leur entrée!

Le jardin est mouillé, le merle dépouillé
de ses sauts complices dans les allées.
 Il est parti, sans doute, vers un abri plus douillet.

Dans la maison aux paupières baissées
Pudiquement  s'ébauchent les sourires
En secret se préparent des instants perlés.

Maïté à Fleurette 10/11/09 ♪♪ ♫ ♫ ☼
 

Blog EntryVoyage au pays des ArbresNov 5, '09 3:05 AM
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"L'homme, comme l'arbre,est un être où des forces confuses viennent se tenir debout.L'imagination dynamique n'en demande pas plus pour commencer ses rêves aériens.Tout s'ordonne ensuite dans cette sûre verticalité."
Gaston Bachelard L'air et les songes.




"le chemin se défait
à la limite même du pied.
Le chemin veut être pied et non chemin,
limite de soi-même
coeur déroulé"
Roberto Juarroz
Poésie verticale
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Toi mon ami(e), mon double , mon autre

Pousse  doucement la porte de la forêt  profonde
Et  dans mes pas, entreprends ce Voyage au pays des Arbres.
De ces  pinceaux d’écorce  si délicatement dressés
Ont poussé pour nous  les  arches d’une grotte lumineuse
Où il  fait bon fouler le silence et la fraîcheur tutélaires.
Seuls , parfois, quelques cris de vies d’enfants
Parviennent jusqu’à notre être venu là , cueillir quelque repos
Hors des miasmes de la ville toute proche et envahissante.
Les vieux  de rencontre chuchotent ,  à mots comptés,
 Et se reposent sur le banc ,  lourds du poids de leurs années.
Furtivement, un oiseau dessine d’un battement d’ailes
Des fils invisibles qui relient , feuille à feuille,
Ciel à ciel , Pas à pas, nos  univers de rêves  à peine ébauchés,
Au détour d’une allée surgie de tous ces chemins emmêlés.

  Maïté L 05/11/09
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" Les arbres ne sont pas immobiles. Ils ont l’air de dormir, comme cela, d’un sommeil épais qui dure des siècles. Ils ont l’air de ne penser à rien. Le petit garçon, lui, savait bien que les arbres ne dormaient pas. Seulement ils sont un peu farouches et timides, et quand ils voient un homme qui s’approche, ils resserrent l’étreinte de leurs racines et ils font le mort. »

Voyage au pays des arbres - Jean-Marie G. Le Clézio (prix Nobel de littérature 2008)


Blog EntryLa vie a un prixOct 29, '09 5:20 PM
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une rose amie offerte



La vie a un prix

 Et l’écrit sur l’ardoise du corps
En lettres majuscules.
Et de sa plus belle plume
Venue griffer la rose de sang
Effeuillée en pleine poitrine
Le temps courtise l’automne.
Il  fait danser les clairs, les obscurs
 Et les ombres du vent.
Au dehors
Sur tapis jaune, sur tapis rouge
Le regard épouse
Les dernières courbes sensuelles
Des roses.
La vie a un prix
 Le pianote en touches blanches
En notes noires
Et s’arrête sur la plage
Où la marée recouvre de son drap pudique
Les heures d’absence.
La rose a fleuri
En pleine poitrine,
La rose et puis le bleuet…
Et tant pis si les mains
Dessinent en braille
Des sourires de coton.
L’automne prend son temps
Et sur tapis jaune, sur tapis blanc
Efface au tableau le prix des tourments
Ne laissant que le cocon d’un ciel bleu assourdissant.
                                                           29/10/2009

Je prends ici la suite
                                    d'ERELLWEN
                                                             et de JOHAL
                                 pour écrire ces

                           PAROLES DE FEMMES.

Cinq choix ...

et tout d'abord, parce que je crois au devoir de mémoire, aujourd'hui comme hier:


CHARLOTTE DELBO

O vous qui savez
Saviez-vous que la faim fait briller les yeux
Que la soif les ternit
O vous qui savez
Saviez-vous qu'on peut voir sa mère morte
Et rester sans larmes
O vous qui savez
Saviez-vous que le matin on veut mourie
Que le soir on a peur
O vous qui savez
Saviez-vous qu'un jour est plus qu'une année
Une minute plus qu'une vie
O vous qui savez
Saviez-vous que les jambes sont plus vulnérables que les yeux
Les nerfs plus durs que les os
Le coeur plus solide que l'acier
Saviez-vous que les pierres du chemin ne pleurent pas
qu'il n'y a qu'un mot pour l'épouvante
Qu'un mot pour l'angoisse
Saviez-vous que la souffrance n'a pas de limite
L'horreur pas de frontière
Le saviez-vous
Vous qui savez.

Charlotte Delbo qui avait travaillé pour le théâtre avant la guerre, avec Louis Jouvet est une des rares survivantes d'Auschwitz.

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SIMONE VEIL

Parce que j'ai eu 20 ans dans ces années-là .
Dans ces années-là, si vous aviez un ami majeur, il pouvait être poursuivi...
Parce que dans ces années-là, il fallait subir le sermon de certains gynécologues lorsque vous étiez en "age de procréer" et que vous utilisiez un moyen de contraception.
Parce que je ruais dans les brancards ne comprenant pas comment la femme avait pu autant être asservie.
Parce qu'au pays des Droits de l'Homme,et ailleurs, il y a encore tant à faire pour la femme, j'ai fait ce choix:

Entretien avec une grande dame : SIMONE VEIL
L’Assemblée nationale a vécu, du 26 au 29 novembre 1974, des débats d’une rare intensité.

Vous attendiez-vous à de telles réactions en présentant le projet de loi ?

Simone Veil:
Je savais que les débats allaient être difficiles, d’autant que des tracts et autres brochures au contenu odieux étaient diffusés auprès des parlementaires. Certains d’entre eux tentaient, jusqu’à la veille de la séance, de me faire retirer le texte, à cause, me disaient-ils, des oppositions et des troubles qu’il suscitait dans la société. Mais j’ai été très surprise de voir certains des parlementaires avec qui j’entretenais des relations amicales tomber dans le machisme et la virulence, surtout quand ils évoquaient les raisons religieuses et philosophiques de leur rejet de la légalisation de l’avortement. Je savais que je pouvais compter sur le soutien des socialistes et des communistes. Il n’est jamais très agréable, quand on est dans une majorité, de compter sur l’opposition pour faire passer son projet, et que certains dans votre camp vous injurient à outrance.

Comment expliquez-vous cette haine - un mot que vous avez utilisé - de la part des parlementaires ? Est-ce parce que l’Assemblée était ultra-masculine ?

Simone Veil :
Très peu de femmes siégeaient en effet à l’Assemblée. Si certaines d’entre elles étaient défavorables à la loi, elles ne l’exprimaient pas avec violence. Il y avait dans les propos des hommes comme une espèce d’escalade, sans même que les élus s’en rendent compte, sans qu’ils puissent se maîtriser. Depuis 1947, le gouvernement ne comportait pas de ministre femme. Là, les parlementaires avaient face à eux une femme, ce qu’ils estimaient comme une atteinte à leur pouvoir. De plus, cette femme leur parlait d’un sujet pénible... Je pense qu’ils se seraient comportés différemment avec un homme, par exemple un médecin. Il aurait été dans son « rôle », sans doute mieux accepté. Lucien Neuwirth, qui avait présenté en 1967 la loi sur la contraception, m’avait prévenu : « Vous verrez, cette question soulève une violence très forte. » Le comportement agressif révélait à quel point les hommes avaient peur que les femmes leur échappent. Davantage que l’IVG, la contraception marque la libération des femmes, elle représente le vrai tournant dans l’histoire des hommes et des femmes. À cette époque, l’épouse était complètement dépendante de ce que voulait le mari. L’homme était maître de la procréation."

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REGINE PERNOUD

"LA FEMME AU TEMPS DES CATHEDRALES"

Ce livre est l'occasion de couper court aux clichés de la femme , perpétuelle mineure et minorée.
Reines, saintes, savantes, pionnières, elles ont traversé leurs époques et forcent notre respect.

Je retiendrai deux figures:
d'abord DHUODA. Qui la connaît?
On a coutume de dire que le plus ancien traité d'éducation remonte à Rabelais. Faux. Il a fallu que le  nom de Dhuoda sorte des sphères Haut-médiévistes pour qu'on se penche sur son"MANUEL POUR MON FILS". Composé au milieu du IX ème siècle, n'y voyez là rien d'étonnant , nous dit Régine Pernoud,"Les questions d'éducation ne sont-elles pas au premier chef du ressort de la femme?"

Et bien sûr on retrouve dans ce livre, celle qui força mon admiration depuis mes 20 ans : ALIENOR D'AQUITAINE, citoyenne d'Europe avant l'heure, femme de caractère et de pouvoir avec la longévité qu'on lui connaît.
***************************************************************************************************
ANDREE CHEDID

Une femme de lointaines terres qu'elle a labourées en poésie.
Elle a beaucoup contribué à mes yeux, en marge de ses écrits à essayer de définir la poésie. Elle est lien de chair, de mots, d'Histoire.

Un pont entre la poésie et le chant : Si je vous dis Andrée Chedid, Jean-Pierre Siméon, Mathieu et Louis, vous me direz le pouvoir de la parole universelle.

QUAND L'HOMME ECHAPPE

Herbes des jours tranquilles,
Au jour où l'on sait nommer.

Aveuglante la rencontre,
Ingénu l'accord,
Au jour où l'écho se lève,
Au jour où l'âme se connaît.

Accents en pente douce,
Mots en astres qui délivrent,

Au jour d'entre les jours
Où l'homme échappe
A ce qu'il dit.

******************************************************************************
MADELEINE MANSIET

Et pour finir, une grande dame récemment découverte alors que nos chemins parallèles jusque là se sont déroulés sous les mêmes cieux faits de forêts, de dunes, d'océans, de lacs , de joies et de peines.
Une régionale au grand coeur qui  sait écrire " LE CRI SILENCIEUX" lorsqu'il n'est pas roman de nos pestiférés"ROMAN DES CAGOTS D'AQUITAINE".
 Parce que j'ai été touchée par leur destinée, je me sens quelque part en moi descendante de ces cagots blonds. A travers elle, je fais revivre, pour le meilleur et pour le pire, mes racines.
Et le cri silencieux de Madeleine est aussi un peu le mien.Nous avons ceci en commun, et bien d'autres choses: il faut nous apprivoiser pour que nous sachions donner le meilleur de nous-mêmes.

DANS L'AMOUR

Comment est-elle ma fille dans l'amour...
Belle, mystérieuse et tendre, comme je ne la verrai
                    Jamais.
Désirable, généreuse, comme je ne le saurai jamais...
   Sait-il, au moins, celui qui me la prend,
   La regarder, la respirer, la sanctifier...
          A-t-il assez d'amour à lui donner?
Sait-il qu'elle est fragile, vulnérable, que ses soudains
éclats de rire, ses silences, peuvent dissimuler le plus
grand désarroi
                  Est-il assez perspicace?
Devinera-t-il tout ce qui dort en elle d'émotion, de
secrètes pulsions,
D'attente et d'espoir de bonheur,
Et saura-t-il les satisfaire et les combler?
Parviendra-t-il à m'effacer?
Parviendra-t-il à le gommer, ce lien invisible et ténu
Qui nous tient encore l'une à l'autre.
Comment est-elle, cette femme que je ne connais pas
Quand elle rit ou pleure dans ses bras?
Que reste-t-il alors...de mon enfant...
De cette toute petite fille
Qui vit encore si fort...en moi...


*************************************************************fin du choix qui pourrait se prolonger... si d'autres voulaient jouer le jeu de leurs choix de Paroles de Femmes.








Blog EntryUltimaAug 24, '09 9:16 PM
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Dimanche

à notre retour, nous l'avons senti:
l'automne est déjà là avec ses trottoirs aux épais tapis de feuilles sèches
et le prunus habille  de rouge l'herbe grillée.
Les lilas d'été ont floraison passée:
le jardin semble souffrir en cette fin d'été.
Marvine est là, fidèle d'entre les fidèles pour nous accueillir.
Ultima-
et notre  conscience sommeille et ne  le comprend pas.


Lundi:
avec pudeur, le clair de la plume marvinienne glisse sur la vie
qui lui joue un mauvais tour.
L'ultime regard, les adieux, la décision brutale.
Le geste d'amour mûrement réfléchi auparavant
Celui qu'on voudrait pouvoir offrir aux humains si nécessaire.

Et
cette nuit, comme une lueur de fièvre
 traverse l'absence et le silence vrillés dans la chair.
Marvine s'en est allée dans le fourbe des jours.
La compagne, la coquine complice vaincue par la douleur
Laisse dans la brume s'éteindre son museau.

S'il y a un paradis pour les chats
Que la porte s'ouvre pour laisser entrer
Celle dont je crois la fin de vie heureuse
Et qui me donna tant de bonheurs.

Bien à vous tous
Qui l'avez aimée
Qui l'avez croisée
Qui l'avez lue
Vous qui avez souri et qu'elle a touchés.
Ultima...Le mot qui prolonge le meilleur du  souvenir.

Maïté Ladrat


Blog EntryUr eta Harry / Pierre et eauJul 24, '09 7:51 AM
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photo offerte par un ami


Une clef…Et pousser  la porte de l’île.

Ton île
Aux lèvres  de terre alourdies  de galets.
Tu les entendras rouler de  leur chant
Quand l’eau s’engouffrera
Dans les vides de morte  passion.
Ils te diront les mystères de l’âme des lieux
Les divergences du corps et de l’esprit
Les frictions des mots sur ta peau.

Et le vent ?
Le vent aussi s’engouffrera dans l’outre du temps
Ne laissant au ponton
Aucune trace des baleiniers, des morutiers
Des chalutiers à la pipe d’antan.
Il te dira tous les Robinson
Leurs rasoirs, leurs cordages
Leurs limes et leurs espoirs
Leurs veilles, leurs cales de saumure
Leurs amarres rompues
Leurs doigts engourdis de sel et de souffrances
Et leurs bains de lumières
Leurs pieds d’argile auront foulé la terre
Pour mieux s’en défaire
Et rejeter au loin les murs,
 Les portes et les toits trop pesants.
Une clef à la mer !
Et en toi
Les voilà devenus lointains vols de mouettes
Et refrains de langues rudes
Cahots de vagues traîtresses.
Avant de se repaître de terre retournée
Bosselée, et de collines en clarines
Dans la maison de l’île, libérée
Des mannes hauturières
Galet après galet
Jour après jour,
mot après mot.

Pour toi,
L’île surgira  de la brume.
Ecoute-là  déjà pulser
Au creux de tes paumes offertes.
Quand elles se refermeront
Sur l’œil en larme de pierre
Eboulis, éboulis et sable lustré
Aux restes d’ardeurs solaires
Tout ou presque
S’effacera
Bistre sera la marée…

Maïté L
le 24/07/ 09

Et bon anniversaire Johal , toi qui aimes aussi les îles.
Avec toute mon affection.

Blog EntryBerceuse pour une îleJul 19, '09 2:52 PM
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                                     photo trouvée sur le site de Thalassa

 Berceuse pour une île au bout de l’Europe :
les îles Blasket, aperçues dans l’émission Thalassa du vendredi 17/07/09 sur FR3

J’ai trouvé :
Une île-Mon île de ciel du bout du monde-
Aux accents  roux d’Irlande.

 Soudain,
 J’entends une respiration saccadée
 Celle des maisons de pierre abandonnées
Et puis …
Il me faut
 Ne plus Résister.
Penser gaélique
Et prendre la vague
Qui hurle et fracasse
Son écume haut-  toujours plus haut
Sur les dents des rochers ébréchés
Tombant à pic dans les profondeurs.

Violence flamenco au nord
Sur des fonds en furie
Aux couleurs  émeraudes sans pitié.
Océan sauvage,
Pardonne-nous , pauvres pêcheurs
Rompant l’horizon à la ligne
Nous, les sentinelles dont le regard
S’égare au sel du danger.
Malgré la tourmente,
Le coeur en équilibre
J’imagine  le
Calme… Le calme et  la volupté.

Et bien vite l’hiver, l’inaccessible hiver revient
Sur l’île dont les chaînes se brisent
A pas d’estran englouti, dans les lourds tissus de brume.

Une île, ce sera  Elle , mon île.
J’habite cette  île de mes pensées.
Je l’ai choisie
Livrée aux refrains des vents tentaculaires,
Vrillée au cœur des rochers,
Retrouvant,
Dans la laitance de ses flots couvés par le vide,
Sa virginité.
Mes yeux ouverts sur les infimes parcelles d’immobile
Prennent le pouls du présent, distillent des parfums
De  lagune imaginaire  et de coquilles de vagues,
 Ecoutent  les refrains  de jours bulles
 Gravés sur le front serein de mon île.
Mon île,
 Où le vent efface  les rides
Tracées au scalpel de la vie.


Ici,
Le do et le sol de mon île
S’entendent  en notes rondes
En troupeaux de moutons,
Au maquillage d’été  rouge et bleu.
Mon île- je le veux- sera douceur
Et puis une respiration…
 Et puis  en retenant mon souffle,
Faire corps avec l’île
Pour le bonheur d’une caresse marine
Ou du reflet de ce monde oublié.
Maïté L
Le 19/07/09
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Et ce poème est pour moi l'occasion de souhaiter un joyeux

anniversaire à MOADI, toujours présente sur ces pages, et

fidèle en amitié.





Blog EntryRêves frappés d'errancesJul 7, '09 8:26 AM
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Dormir
bercé de légendes
dans les bras d'un souvenir faisant un rêve
Gabriel Okoundji
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Ainsi vont les rêves
...

L’été  a posé ses langues de pluie
 Tandis que la nuit à rêvé ses pointes de froid.
Scintillement au matin : les roses-pompon frémissent,
Pelotonnées sous le vent et la chape grise.
Dans le jardin reverdi,
La chatte a quitté son petit nid,
 Où cachée en rond elle se faisait oublier.
Seuls deux yeux paraissaient entre les herbes,
Deux perles  bien étonnées
Que l’on pût la remarquer
Quand d’aventure, un regard se posait,
Sur le petit monde qui vit à nos pieds.

L’été a posé encore  ses langues de pluie
La nuit a rêvé à l’envers  ses pointes de froid,
Et sur l’oreiller, l’esprit , que je croyais ensommeillé,
A dessiné des contrées où, éveillée, je ne saurais aller.
Abordant des musées, des vestiges grecs  d’un lointain passé
Au plus profond de la nuit, voilà L’Histoire ressuscitée.
Ces images nées  du souffle de la dormeuse et  juste effleurées
Ont pris naissance dans l’immatériel où elles seront perdues à jamais
Quand mon corps  au réveil  retrouvera  la réalité.

Au matin, le sillon de vie qui semblait, au point de nuit arrêté,
Reprend sa course, sur le tapis déroulant des heures ébauchées.
Il faut se lever, laisser les horizons chimériques doucement s’estomper,
L’esprit  faire corps avec le vieux cocon charnel reçu en héritage.
Vite :
Le petit-déjeuner , ouvrir les fenêtres et se rendre à l’évidence :
 Aujourd’hui,l’été a toujours les mêmes langues de pluie
Et la nuit nous a laissé ses points de froid argenté.
07/07/09

Maïté L

http://alienor.multiply.com/photos/album/259/259


Blog Entryun soir...Jul 2, '09 8:47 AM
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                              simplement inspirée par un oiseau de mots....(busard)
                                          

                                       http://busardeco.over-blog.com/




Au ballet lointain des hirondelles

Le soir en contre jour effeuille ses dentelles.

 En silence ,de ci, de là, le hamac oscille

Et les paupières se font lourdes.

 Quand soudain  du rêve de l'oiseau mystère

 Fleurit l'arc-en ciel de ses ailes....

La corneille au loin lance le pic de son cri

Les feuilles noircies par l’ombre

Découpent minutieusement

Ce qui reste de flamme en mouvement

 Et frémissent imperceptiblement.

De la terre monte la chaleur du jour

L’humidité  reste emprisonnée en bulles

Au cœur de chaque brin d’herbe.

Est-ce l’absence de douleurs résignées

Le dérisoire du point d’harmonie

Qui taquine savamment

Le creux des reins arrondi ?

Est-ce la mémoire des pierres victimes

D’une aridité de surface

Convolant à blanc sur leurs flancs

Qui prend en couleurs le gris

 Simple otage d’une demi  nuit ?

La fin du jour  s’étend  comme une ombrelle

et s’accroche au chapeau divin de l’été

Tandis que l’oiseau mystère sourit

Et se pose du bout de l’aile

Sur l’arc-en-ciel de la fontaine.

Deux pas de côté, il faut rentrer,

Le bal des hirondelles a cessé.

Sur la pointe des pieds

Pour ne point  effaroucher

Le souffle des fées

Et de leur oiseau mystère.

Maïté L le 2 07 09


Blog EntryDix-sept ansJun 28, '09 10:04 AM
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On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.

- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- On va sous les tilleuls verts de la promenade.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !

L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas loin -
A des parfums de vigne et des parfums de bière....
                                            Rimbaud
      

                                     *****************************************************

La fenêtre est ouverte :
Les boutons d’or à foison
Et l’odeur des foins
Entrent  dans la maison.
 l’air de juin a quelque chose de spécial.
Dans les prairies  venues à maturité
Exemptes jusque là  de pas humains
 Et, ça et là courbées par le vent
 Entre les taches vertes, roses ou  jaunes
Les grillons grigritent,  heureux.
Tout au long des fossés
 Ont poussé les  petites marguerites
Et dans les marais, les iris d’eau
 Se mirent, jaunes,  inaccessibles :
C’est  pour cela que je les aime tant :
Ils font partie de mes rêves d’enfant.
Et puis,
Couleur citron et menthe à l’eau
 Vichy parsemé  de  ciel ou jus de framboise
En  jupes légères et malgré  les robes  sages,
Les pensées s’agitent et fourmillent
Se couchent d’une écriture serrée
Dans le journal intimement caché
Et retrouvé par hasard cette année , au fond d’une armoire.
Beaucoup d’années ont passé
Comment savoir lorsqu’on a dix-sept ans
« Si un  paysage est un état d’âme »
ou
« Si l’homme s’arroge tous les droits sur les animaux »
Ou
«  ce que l’art apporte à l’homme ? »
J’ai retrouvé entre les pages mes écrits d’alors,
Citations, fleurs séchées, larmes et petits bonheurs,
Poèmes d’amours naissants et profonds  chagrins,
Et bien sagement recopiées : mes dissertations
 Et  mes pensées que  l’on  voulait savantes
mes inquiétudes aussi devant l’avenir…
Juin et dix-sept étés à la campagne,
Les prairies respirent et se couchent toujours au vent
Comme les mots d'alors  ne laissant aucun vide
Sur ces pages bien remplies d’espoirs et d’études.
Les cheveux longs , les chevauchées solitaires
La vitesse du solex karaoké et  les dérapages
Se terminaient  dans la poussière et les flaques étaient traîtres.
C’était il y a bien longtemps,
j’étais si sérieuse quand j’avais dix-sept ans !
Maïté L


Blog EntrySauvageJun 15, '09 11:25 AM
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Je deviens sauvage...

Mon être pousse coquelicot fugace
 Ou frémissement de lavande
Livrée bleue aux  papillons
 Toutes fleurs  confondues aux ailes fragiles
La  Rose japonaise prendra  le  matin
Pour  s’ouvrir délicatement
Et dans les champs les rosiers pompons
Illuminent les haies à profusion.

Je deviens sauvage...
Je suis du doigt  la calligraphie
Des herbes dites folles
Aux tiges éclaboussant le soleil.
 Malgré la vision nocturne  de treille
aux grappes matures et oblongues
Par temps de printemps pluvieux.
 Pourtant,le tilleul résonne déjà  et se  penche
Dans le balbutiement odorant
De l’été chargé de fleurs au présent.

Je deviens sauvage...
La parole maintenant se mérite et se fait rare ;
La trace des mots brûle
La blancheur des marguerites
A terre  comme les serments
Les rires innocents
Seule à seul, la barque dérive
Au gré du courant.

Je deviens sauvage...
Sans éclats de voix, sans mots inutiles
Enlevant un à un les sens éphémères :
les cerises ne durent pas longtemps ;
Elles se fendent   comme la rivière
Emprisonnent nos pas hésitants
Et les emportent  jusqu’à l’an suivant.

Je deviens sauvage...
Le pas se fait oubli, direction du vent
La marche devient pensée, rayon de soleil ardent
Le monde  s’éloigne
impalpable
Derrière les nuages.
Maïté L le 15 06 09