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 | Bientôt | Aug 6, '08 4:31 AM for everyone |
 Dans les bras des Sorgues, j’irai hanter le murmure des rives ;
Je serai le courant indompté, je serai l’onde fraîche Mêlée aux couleurs d’émeraude, aux couleurs des sous-bois A l’ombre des saules et du rideau d’ herbes bruissantes, J’épouserai le chant des roseaux et le frémissement des bambous Je remonterai à la source, à la fontaine millénaire Qui de résurgence en impatience fait grincer le moulin Serpente clair et semble soudain gifler les galets Les verts, les ambres et les bleus du ciel coulant sous les ponts. *****
J’irai aux épousailles des matins frais Goûter à la messe des cigales et de l’herbe de paille Soulever un coin de midi de Provence Où les ocres, les roux et les oliviers entrent en transes Partout des vibrations à l’unisson de la terre… Mais bientôt les volets s’accrochent, les maisons s’isolent Seuls les fous solaires, les Van Gogh récusent l’ombre Et partent cueillir de la lumière le cœur et l’âme. *****
Et quand le soir s’invitera sous les arceaux des platanes Ou sous la voûte étoilée de nos nuits non loin des cyprès De la nature enfin libérée et du fond du silence montera le chant Des grenouilles et des bois poussant leurs aubiers Si haut, si loin dans les branches et jusqu’à nos pieds. Alors résonneront encore en nous les tourbillons des champs de blé Et les vols de corbeaux qui un jour, sentirent la mort rôder. En un éclair d’inconscience le souvenir de l’homme à l’oreille coupée Croisera dans mes pensées les odeurs de foin courbé, Juste le temps de retrouver le fil de mes pensées sauvages, Mes promesses ardentes sur les chemins de Provence. *****
Aliénor
Chanson de mûre , d’été et de gourmets Aux sons des saladiers, rires et paniers L’été frissonne tout au long des haies. Quand les lurons guettent les fruits ensoleillés. Oui mais voilà , la belle affaire ! Dites-nous mûres des bois Soufflez-nous, dispersez le mystère Les mûres les plus belles Les noires, les gorgées de soleil En haut, tout en haut Ont assis leur repaire. Il va falloir ruser Du noisetier le bois couper… Les fruits penchent, penchent au vent Mais nous, pauvres gourmands Au sol nos semelles restent plaquées ! C’était pour mieux nous attirer Et notre gourmandise titiller ! Il faut bientôt plus bas regarder penser à remplir les paniers Et laisser aux oiseaux malicieux ces trésors si près des cieux. Saladiers à terre Et fruits porteurs d’égratignures Entre les épines on joue au mikado Et pour quelques bouches barbouillées Et bien des bras malmenés Si Le sang perle , le jus aussi Sur les doigts aventureux… Une mûre dans la chemise D’autres roulent dans le panier Et l’on commence à penser A la joyeuse confiture. Aliénor
A mon fils Lorsque le soir te prend par la main Lorsque soudain tinte la sonnette Et l’oubli des heures monotones du jour La Maison tendrement s’encoquille Et peu à peu s’éveille aux mille bruits, Des rires, des pas pressés et de l’amitié. Je voudrais pour toi, dans mes souvenirs de mère Des soirées colorées de vertiges Où la fontaine chanterait le refrain de la vie Où les notes s’envoleraient si haut sur la portée Qu’elles rejoindraient les ciels étoilés. Je voudrais des sabres dorés au poignet Pourfendant en sons clairs Les sombres plages du passé d’amertume, Des rêves vrombissants et des sillages Dans les pins et dans les dunes, Des sentes fraîches et des traces de pas Au bord du ruisseau où dansent les Libellules. Si tu te souviens du goût des mûres Sur tes pages d’été et d’enfance Mêle-le dans l’armoire aux souvenirs Au désir subtil d’inventer des possibles Aux promesses d’ horizons sereins , aux valises de certitude Pour voyager tranquille, main dans la main du futur. Maïté
La beauté du silence Parle-moi de la couleur du silence Fantôme résonnant d’absence Là , toute seule, assise à l’extrémité du banc. Parle-moi de la fuite éperdue des mots Perdus dans leur voyage intérieur Flottant entre rêve et conscience. Parle-moi de la musique du silence, Des mots retenus derrière la porte, Des pensées écrites au crayon à papier Sur des bouts écornés de passé non oublié Et qui s’envolent au loin à contre courant Au rythme parfois lourd de ta respiration. Parle-moi de la profondeur du silence Celle où les mots valises se recroquevillent Pour mieux s’enrouler en boucle autour de toi De tes souvenirs délavés ou en toi ancrés Et qui laissent s’échapper en timides filets Des horizons magiques, jamais rectilignes. Ouvre-moi la porte du silence Dis-moi comment forger la sérénité De ces matins vibrants d’amour et d’instinct Ces oranges cueillies à l’arbre de l’intime vérité Raconte-moi l’éternelle quête de l’essence de l’être Loin des pensées fragiles perdues sur nos propres océans. Raconte-moi la beauté du silence. Aliénor.
F..., Chaque jour, lorsque tu t’éveilles Et que tu découvres de ce monde les merveilles Tes parents cueillent en plein cœur Tes sourires, tes rires et aussi tes peurs. Bientôt tes yeux si grands ouverts Avides de rencontres, tendres dévoreurs de l’instant Dessinent peu à peu les contours du futur. Si le reflet des nuages en voyage Glisse sur les vitres quelques images C’est dans le rituel du miroir du couloir Que tête contre tête, dans les bras de papa Tu te prépares au sommeil du soir. Alors la voix de maman t’apaise, te rassure Lorsque sur toi longuement celle-ci se penche. Il ne te faut qu’un mot ou deux Pour que dans leurs pas tu prennes racine A l’ombre légère des pins des Landes Ou dans l’intimité du jardin clos. Va petit F..., va toujours tout droit Sur le chemin qui conduit à la saison des hommes : Tu y trouveras le goût des rêves les plus fous. Et, lorsque tu interrogeras ta maman, ton papa Lorsque viendra la chanson des « pourquoi » A la vague de la feuille qui s’agite Au moindre refrain du vent, aux câlins de mots en dentelles Qui s’inscriront en filigrane sur ton ciel d’enfant, Tu verras combien il est doux D’apprendre simplement, en rêvant, en jouant, D’apprendre la vie, en écoutant, en regardant, Avec à tes côtés…un papa et une maman. Maïté 19 juillet 2008
le dernier-né de Yann
http://www.yrs-films.com/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1
Mes deux amies se sont amusées à me tracer un certain avenir tandis que Jacqueline concoctait un diaporama très émouvant....
Voilà la chanson écrite sur l'air de "Petite Chaussette"
Collègue Maïté c'est ton tour de CHANTER L'heure de la retraite est enfin arrivée On est bien contentes, on va se retrouver Viens, on va t'apprendre à te MENAGER.
Finies les heures sup qui ne sont pas payées, Les animations, les visites éloignées Adieu les mémoires, les cas désespérés, Les leçons modèles, tout ça c'est terminé...
Chère Maïté c'est ton tour de DANSER L'heure de la retraite est enfin arrivée On est bien contentes, on va se retrouver Viens, on va t'apprendre à te RELAXER.
Plus de rondes à 2, d'ateliers préparés, D'échanges, de fous rires toujours partagés, La complicité au moment des RECRES, Les contes à chansons, quel moment de gaieté...
Coquine Maïté c'est ton tour de REVER L'heure de la retraite est enfin arrivée On est bien contentes, on va se retrouver Viens, on va t'apprendre à ne pas l'OUBLIER.
Te rappelles-tu l'élastique cassé, Dont on n'a jamais su l'entière vérité, Peut-être ce soir si tu es disposée, Ce mystère ancien sera enfin levé!!!
Copine Maïté te voilà rassurée, Tu pourras compter sur les jeunes retraitées, Regarde tes copines comme elles sont délurées Viens ON VA ENSEMBLE BEAUCOUP S'AMUSER! ........................................................................................
Tout un programme!Merci mes amies.
Lors de la fête donnée pour mon départ de l'école, j'ai choisi de lire en conclusion de mon discours un poème de Jean-Pierre Siméon.
Il sera bon de vieillir
Il sera bon de vieillir le long des chemins calmes
d'avoir le droit enfin de jouer sans souci avec le vent avec les pierres
d'écouter l'ombre qui grandit et sa caresse au mur de l'âge
d'avoir goûté le fruit de toutes les fontaines et d'admirer en soi la soif de l'enfant. ................................................................................................. Si certains de mes collègues ou amis passent par-là, je les remercie d'avoir contribué à rendre cette soirée si chaleureuse et aussi de m'avoir tant gâtée.
Et qu'ils n'oublient pas: AU REVOIR! Maïté
Maintenant… Juste fermer les yeux, garder un instant les paupières closes Effacer le souvenir du tableau noir, présent depuis l’enfance. Comme lui, il est loin l'élan des dix-huit ans Où les désirs fous allaient de l'avant. La première classe, Debout devant mon tableau noir, Le regard des enfants Accroché à celui du présent. La plongée dans l'histoire : Dites-moi où trouver Les Belles Dames d'antan? A cheval sur les mots qui passaient par la fenêtre A leurs côtés les troubadours et leur souffle sur la colline peut-être ? Il faut de ce temps de vertige Retrouver dans les souvenirs la gourmandise Et la complicité des générations confiées. …Et doucement, posément, écrire le mot « fin »... En lettres d’espoir : Car Il y aura toujours des enfants. Si on leur fait des pages d'amertume Ils sauront fuir en prenant de l’oiseau la plume. J’étais venue sur le chemin des couleurs de l’école Je l’ai pavé à ma façon, avec des airs de liberté. Je le quitterai sur la pointe des pieds : Des bruits, des chants et des odeurs Dans un sillage généreux d’encre bleue à méditer, Alors qu’à mes oreilles s’imposent des futurs syncopés Resteront, Dans la cour de récré les rires , les courses effrénées, Dans la classe ,le tableau blanc et la petite maison si visitée, Les projets partagés et les idées à creuser. Et maintenant durant un instant : "les paupières closes et plutôt que suivre mon coeur le laisser battre à son rythme et prendre le temps de l'écouter". Maïté
ps:J'ai eu ma première classe en tant que stagiaire dans le village où est née Aliénor d'Aquitaine, d'où la référence aux "Belles Dames D'antan". J'ai continué l'année suivante dans ma première classe à l'année avec une petite Aliénor qui portait ce prénom en hommage à Aliénor d'Aquitaine. De ces deux rencontres est née ma passion pour cette grande dame, deux fois reine. et le poème de Daniel52 Grandes vacances. La main comme un adieu caresse une dernière tignasse, L’oreille conserve en elle un brouhaha de rires et de cris, L’esprit s’évade et va au loin, aux premiers moments… Fenêtre ouverte en elle, la maîtresse rêvasse… Un petit enfant brun la regarde, surpris. A quoi peut songer ma seconde maman ? Le mot fin à moitié effacé au tableau noir, Poussière de craie dans un rayon de soleil, Les tables vides alignées, si lourdes de présence… Ces vies poussées du cœur direction espoir, Nostalgie qui s’étire, souvenirs qui s’éveillent, Au fond du regard, les images se brouillent, dansent… Là, tout en bas du tableau, Écrit de toutes les couleurs de la vie Quelques mots : Vive les vacances Et tout tremblé comme une larme : Merci. Daniel52
La sente aux coquelicots où je murmurais dans ma fraîcheur d’enfant des mots doux aux abeilles serpente sur le mont des amours défaits. Vois cette larme effleurant ma joue, vois sa beauté de cristal, vois la noirceur du monde privé de ce reflet. Ainsi chaque pétale appelle le chemin et les pierres tranchantes rougissent non du sang mais de l’écarlate printemps des orbes. Sente rouge essentielle où dansent faux pas et incompris ; Sente sacrée où ma gorge s’ouvre sur un rire d’été où foisonne l’improbable merveilleux que ma peau sait et savoure où ma jupe légère se fait cœur et désir éclos coquelicot défroissant le monde de ses fragiles pensées de fleur. Johal ......................................................
Chut ... ! ! ! ! ! ... ! Coquelicot tout chiffonné ... En voit-on le bout du nez ... Il lui faut la matinée ... Pour s'ouvrir et respirer ... Les senteurs de la journée ... Nouchka ……………………………….. Et quand arrive midi Voilà les premiers soucis Les pétales tout étourdis par le vent, les heures et la pluie ne connaissent aucun répit Et finissent en confettis Ou sur le dos d'une fourmi! Aliénor …………………………………………….. De la terre au ciel De mon écrin d'herbe verte, je t'offre mon coeur, Pauvre chose chiffonnée,palpitant de quelques heures. Je t'offre ce baiser de quelques pétales fragiles, De noirceur et de sang, d'amour difficile... Je donne au vent le droit de caresser ma tête, De me faire danser pour toi, de donner une fête... Amoureux transi du ciel que ce dernier ignore, Seul,un bleuet se souvint du jour de sa mort... Mais demain,là, sur l'herbe où tu t'endors... Je renaitrai.Toujours.Mon amour est fort. Daniel 52 ……………………………………………………………………. Je renaîtrai demain ou l'an prochain Mais de nuit ,en chuchotis et grand secret. Dans le fourreau de mon être je peaufinerai Les dernières heures du jardin ensommeillé. Et je surgirai ,tel un lutin de pure soie ou de satin Lorsque la porte s'ouvrira, ne laissant passer Que la minette réveillée et les fils du jour à tisser. Mystère! Dans un coin du jardin il faudra me trouver Dans le sillage d'une rose ou d'un bleuet à vous, mes fidèles admirateurs je m'ouvrirai Et commencera à défiler le film de ma vie en accéléré. Pauvres humains qui tout au long du jour courez Arrêtez-vous et contemplez la joyeuse et fragile beauté D'un coquelicot dansant pour vous saluer. Aliénor …………………………………………………………………… Et à la mi-journée ... Autour de lui a regardé ... Ses beaux pétales. A déploré ... Que la pluie chaude de l'été ... Les ait bien dévastés ... Les confettis il a compté ... Quelle calamité ... Il faut vite y remédier ... Nouchka ................................................ Petite graine, regarde, tu es l'espoir ... Ephémère peut-être, mais perpétuel est ton destin ... ... Belle et tendre un matin, ardente et rayonnante au zénith, et petite graine tu redeviens ... ... ... cerise
http://virtualvision.vox.com/library/post/cimeti%C3%A8re-marin.html
Le bateau abandonné
Il parle aux arbres ,Il parle au ciel Il soliloque et ventriloque pastel Pour échapper au temps Qui le grignote, qui lui porte l’estoc Là sous la mousse et les années. Dis-moi bateau as-tu toujours été Aussi solitaire dans ton destin croisé Avec les hommes qui t’ont abandonné ? N’as-tu pas glissé d’eau vive en reflet Et ton bois vivant fait crisser ? N’as-tu pas tremblé sous l’orage Et fait front à la subite ondée ? Tu vas de port en port fantôme Et par les nuits sombres sans lune Tu voyages simplement en pensée Là où le vent pourrait pourtant t’emmener. Au cimetière un jour tu pourrais t’engoncer Laissant la lumière tes traces effacer. Barque moussue, barque pansue D’abandon repue, tu sculptes la mémoire Et sur l’ourlet de ta verdure sangsue Tu poses l’empreinte d’une seconde vie illusoire Comme celle que l’on trouve au fond des grimoires. Aliénor ................................................................................... Une dernière fois…. Frotter ma joue au rugueux de la pierre, Grincer des haubans comme on grince des dents, Respirer à pleines voiles les odeurs de la terre, Moi qui étais si fier de ne pas là voir souvent… Incliner mon front que la vague embrasse, Ruisseler de larmes en accusant l’embrun, Des terres lointaines, les images s’amassent, Il était des plages blondes, des horizons bruns… Ah ! courir encore les champs de vagues turquoises, Me souvenir du temps où jeune destrier, Je caressais l’écume de la mer d’Iroise, En rêvant secrètement des lointains cocotiers….. J’incline aujourd’hui mon pont de planches délavées… Lié à un quai comme un chien abandonné… Pourtant…dites moi…Je vous ai fait rêver… Ma vie de bateau je vous l’ai donnée. Daniel 52 ……………………………………………………………………………….. Le Bateau ivre d'abandon S'est couché sur le flanc Et son habit de bois est tombé en pâmoison. Peu à peu son squelette S'est décharné comme un poisson Il n'est resté que ses arêtes Le long de sa non flottaison.. Ses lignes d'enfer écartelées sous le courant passant, Le Bateau ivre d'abandon Ne savait s'il devait se fondre au rivage Ou s'arrimer aux gouttes de trépas. Il a fini par s'écouler en lambeaux S'effaçant pour ne laisser Que la verte peau de l'eau. Aliénor
Evasion L’encre de tes mots Coule dans tes veines Et lorsque tu saignes Un poème jaillit En bleu d’outremer Ou pluie anthracite Les lettres se forment Jetées à l’eau vive Au creux de la vague Une île se dessine Accalmie légère Sur un monde lourd Petite évasion Fuit déjà au loin La mer bombe le torse Le ciel lui fait front… Rom ………………………………………………………………………. Jeter l’encre des maux Ou dessiner les mots au pinceau Et suivre des yeux leurs ruisseaux Qui vont à tâtons, qui vont à la mer. La barque est légère, les herbes se penchent Pour ne pas rider l’onde, Pour rêver l’instinct. Et parfois, lorsque l’évasion Fait à nos jours le ciel clair C’est tout au fond de tes yeux Que je trouve les pépites Sur lesquelles m’appuyer Pour passer à gué. Et lorsque de mot en mot J’arrive à la plage Je regarde encore Les destins croisés De tous les chemins de sable. Alors ça sent bon le vent Et les lèvres ouvertes. L’œil de la marée A rejoint l’horizon De toutes les lettres Jetées à la mer Dans de si belles bouteilles. Et je flotte, je flotte Comme une peine légère S’efface sous la caresse De nos demains. Aliénor
J'ai enfin osé dire à mots couverts certains mots à ma mère. Et je crois que ce jour-là, elle a découvert que je pouvais écrire. Même si je l'ai fait maladroitement, avec beaucoup de retenue car il faut parfois savoir lire entre les lignes la pudeur, les non dits, l'attachement aussi. Ce matin, je viens de retrouver ce texte. Je pense qu'il a toute sa place ici, en cette veille de la fête des mères. Elle est toujours la fée des fleurs, même si ses jambes la portent moins. Et demain je lui offrirai des graines de lin et de phacélie parce qu'elle aime le bleu comme moi, du basilic et son parfum et un kalanchoé et une parcelle de mon coeur, comme quand j'était enfant. Je pense à tous ceux qui ont encore leur maman, à ceux qui l'ont perdue, notamment ces deux petits de 2 et 4 ans et à ceux qui ne l'ont jamais rencontrée parce qu'elle s'est refusée à eux et surtout à ce petit être adorable qui vient, il y a quelques mois de trouver une maman. Et je souhaite à tous de trouver dans la vie une maman de coeur, qu'elle soit grand-maman, ou amie de coeur ou maman de coeur. Bien à vous.
A la fée des fleurs… La dame aux doigts verts Si verts ! Pour ton bonheur, Les fleurs , sans hésitation Pousseraient même Les racines à l’envers ! La nature est un livre ouvert : Des nuages tu connais les secrets Dans le sable tu lis les empreintes Des animaux, des hommes. Tu vois tout ! tu entends tout ! Et le reste tu le devines. Tu as souvent la douceur Des fleurs d’artichaut Mais le cœur tendre Tu ne liras jamais ces mots. Ils ne franchiront pas ma gorge Prisonniers des non dits. Tu gardes la vivacité malgré les années passées. Aujourd’hui ….tu as 80 ans Et tu es… Ma maman ! Aliénor le 4 mars 2005. ce jour-là un grand pas fut franchi. Peut-être parce qu'il ne faut pas qu'il soit trop tard. Je venais de le comprendre alors que mon père allait décéder deux mois après.Depuis, elle a encadré ce poème....
Bonne fête à toutes les mamans..
Vertes,
Les prairies sous le vent Font le gros dos, en écoutant Les grillons, fredonner note à note, Leur unique chant. Dans les hautes graminées, Les chiens glissent et dansent, Happés par l’ardeur du printemps. Ils reviennent frétillants, Poussés par l’envie des oiseaux Et parfois voyage, grâce à eux, la fleur à leur museau. Soudain, Un sentier gris, sous les chênes séculaires, Qui de leurs branches recourbées Rendent grâce à la terre. Pour nous du ciel ne reste Que le toit de verdure perdu dans le temps. Un arbre mort, géant à terre, fait des vagues et S’arc-boute dans un soubresaut de reptile figé : Reste pathétique la dépouille d’une amère tempête. Le temps est vert comme l’envers du temps. Quelques fleurs ça et là murmurent leurs touches de couleurs . Bientôt, Les prairies deviendront nocturnes. Elles imprimeront leurs humeurs de marais Et s’enrouleront autour des creux de vie assoupis. La nuit descendra jusqu’à l’absence d’horizon, C’est tout ; c’est tout. Le jour s’effacera peu à peu, ne laissant que la ronde Des grillons à cheval sur le dos de l’oubli, Et les âmes de terre des vers luisants, Accrochés aux brins d’herbe et aux feuilles accueillantes. Nature et harmonie : Ici, Humblement la nuit papote ou clapote à vagues de prairies. Aliénor .................................................................................................................. Je suis l’arbre déchu Allongé sur le sol Je caresse la terre Qui en moi s’insinue Courbé près du chemin Tel un serpent qui mue Ma peau grise et courbée A pâli sous les vents Un souffle d’éternité S’est penché sur mes feuilles Un bras de fer s’est joué J’ai fait ma révérence Les jours passent sur moi Leur invisible voile Que les nuits atténuent En parfum de rosée Je me suis planté là Ici même, j’ai vécu Je suis un monument Un vestige du temps… ROM ...................................................................................................... Je suis l’arbre Je suis le fils De la vie et du ciel. Même à terre Je donne ma force. Dans l’herbe Qui me caresse Je suis encore le logis Et le couvert&nb |